Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

Ma note : 2/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Mon amie Adèle
Auteur : Sarah Pinborough
Éditeur grand format : Préludes Editions
Date de sortie grand format : 27 septembre 2017
Nombre de pages : 448 pages
Résumé : LOUISE : Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.
DAVID : Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.
ADÈLE : L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…
Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.
David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

Ce que j’en ai pensé

Vous avez sûrement vu ma note et je sens que je vais me faire quelques ennemis mais je n’ai pas aimé ce roman, du début à la fin. Vraiment pas du tout.

Je me suis ennuyée tout du long à cause de la ressemblance avec trop de romans psychologiques sur un couple avec ou sans troisième roue sortis cette année ou que j’ai lu récemment. Le sujet a été vu et revu, souvent très bien et là je n’ai rien trouvé pour le distinguer des autres. J’y ai vu un peu des Apparences de Gillian Flynn avec un couple étrange dont on se méfie, d’elle, de lui ou des deux selon les passages. J’y ai aussi vu un peu de l’excellent Derrière les portes  de BA Paris avec la relation étrange entre David et Adèle par rapport au monde extérieur. Et j’y ai aussi vu un peu du très bon roman de JP Delaney, La Fille d’avant, avec cette Louise qui semble se fondre dans ce couple, amie d’Adèle et maîtresse de David. Et pas grand-chose de plus à mon sens si ce n’est une fin tirée par les cheveux.

J’ai tenu bon tout le long du récit dans l’attente de cette #findedingue survendue sur les réseaux sociaux. J’ai essayé de ne rien imaginer pour ne pas être déçue. Raté ! J’ai répété en boucle « mais c’est quoi cette fin pourrie » pendant longtemps et je ne m’en suis toujours pas remise.

Sans spoiler, j’ai trouvé que cette fin n’avait rien à faire dans un thriller classique. Au mieux c’est du mauvais Stephen King. Je cite mon collègue parce qu’il a eu l’idée que j’aurai dû avoir et je crée un nouveau hastag pour expliciter mon expérience : #findemerde. Je crois que je ne m’en remettrais pas de sitôt…

Pour ceux qui l’ont lu et pour ouvrir un peu le débat (qui se fera en privé, si vous voulez approfondir sur la fin, pour éviter de spoiler en commentaires), je propose à ceux qui ont lu le roman ou qui se fichent de connaître la fin de surligner les lignes entre les deux barres.


Si on m’avait prévenu que le roman était un récit fantastique, j’aurai même pu comprendre la fin qui n’a rien de dingue pour moi. Les passages sur les rêves lucides et les visites de Louise à sa voisine alors qu’elle dormait auraient pu me mettre la puce à l’oreille. Mais quand j’ai vu qu’il s’agissait « bêtement » d’échange de corps, ça m’a vraiment déçue. Je trouve cette fin trop facile et mal exploitée.

Je m’explique. Mon esprit très cartésien a du mal avec les voyages astraux ou l’âme qui se promène en dehors de l’enveloppe charnelle. Mais soit, admettons que ça marche (vu que cela semble être le cas). Ce n’est pas en lisant quelques lignes d’un « livre » écrit par quelqu’un qui ne maîtrise pas le sujet qu’une personne peut apprendre et réussir si vite à sortir de son corps et aller se balader chez la voisine. Avec l’aide d’un gourou/chaman/chef de secte/voyageur astral avec permis de vol… pourquoi pas, mais pas Louise dans sa banlieue londonienne sans expérience sur le sujet et sans « pro » pour la guider.

Vraiment, pour moi c’est du mauvais fantastique level Twilight (que j’ai lu et aimé même si c’est niais :D) et je suis hyper déçue.