Les refuges de Jérôme Loubry

Ma note : 5/5 Coup de cœur

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les refuges
Auteur : Jérôme Loubry
Éditeur grand format : Calmann-Lévy noir
Date de sortie grand format : 4 septembre 2019
Nombre de pages : 395 pages

Résumé : Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Ce que j’en ai pensé

Alors là ! Bravo Jérôme Loubry pour ce roman magistral ! Les chiens de Detroit était un premier roman très prometteur, Le douzième chapitre, un prolongement de l’art et une maîtrise d’ambiances totalement différentes. Avec ce troisième opus, j’ai un nouvel auteur dont je dois surveiller de près les parutions !

Les refuges est un bijou, travaillé, peaufiné pour nous. Vous ne trouverez rien de ce à quoi vous vous attendez et la fin vous bluffera sans hésiter ! Le plus dur avec ce genre de bouquin dont on ne peut rien dire mais qu’on a adoré c’est de trouver malgré tout quelques paragraphes à mettre dans la chronique.

Les refuges est un travail d’orfèvre. La plume est limpide et directe. On suit Sandrine sur cette île étrange suite au décès de sagrand-mère et on a peur avec elle des émotions et de la peur qu’elle y perçoit. On a quelques doutes sur certains personnages dès le début et on monte des plans… qui tombent tous à l’eau. Viens par là-dessus se greffer des sombres histoires d’un camp d’enfants en 1949 tenu sur l’île par les habitant restants. On ne se perd pas un instant et pourtant on se demande constamment où on va. La main bienveillante de Jérôme nous guide et nous emmène au plus profond de l’être. Je me suis fait avoir comme si je lisais mon premier thriller ! et j’ai adoré ! J’ai fini ma lecture avec des frissons et je n’attends plus que le prochain ! Vivement 2020 !

Bon par contre, j’espère que les petits chats n’auront rien dans le quatrième livre parce que là ça concurrence sérieusement Olivier Norek et son Territoires !