Les Ravagé(e)s de Louise Mey

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les Ravagé(e)s
Auteur : Louise Mey
Éditeur grand format : Fleuve Editions, collection Fleuve Noir
Date de sortie grand format : 12 mai 2016
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 11 mai 2017
Nombre de pages en poche : 448 pages

Résumé : À la brigade des crimes et délits sexuels, les jours se suivent et se ressemblent, charriant leur cortège de victimes traumatisées et de pervers sûrs de leurs droits. Pas évident pour Alex Dueso, flic et mère célibataire, de conserver toujours son empathie pour les unes, son sang-froid face aux autres…
Quand soudain les statistiques se mettent à dérailler. Dans ce commissariat du nord de Paris, on n’a jamais vu ça : une succession d’agressions sans précédent vient confirmer l’apparition d’un prédateur d’un nouveau genre…

Ce que j’en ai pensé

Pour son premier roman Louise Mey frappe fort ! Les Ravagé(e)s aborde beaucoup de thèmes très intenses : Le viol, le harcèlement, l’insécurité, la cybercriminalité (le thème des Hordes invisible, le dernier roman qui vient de sortir chez Fleuve Editions) la place de la femme dans un monde d’homme (le thème du mois après La Servante Écarlate et Complot de Nicolas Beuglet !)

205 viols par jour en France. 1 sur 10 pour lequel la victime porte plainte. 90% des victimes sont des femmes. 1% des victimes sont des hommes. Tous ces chiffres, qui font froid dans le dos, sont tirés du roman mais sont les chiffres réels en 2016, l’année de l’écriture. L’inspectrice Alex Dueso aime les stats (et moi aussi). Le roman en est d’ailleurs truffé, pour mon plus grand plaisir !

L’inspecteur Dueso et son équipe de la Brigade des Crimes et Délits Sexuels se trouvent confronté à des victimes atypique. En effet, deux victimes de viol sont retrouvées. Ce sont deux hommes et ils ne souhaitent pas porter plainte. Le nombre d’agression sur les homme augmente au fil des mois. La police est perdue dans son enquête qui ne peut pas avancer sans plainte et les hommes commencent à avoir peur de sortir seul le soir (vis ma vie de femme en somme). Ouf, Alex, fan de bière, va nous décoincer tout ça !

J’avais un petit bémol sur la lenteur du récit et en discutant avec l’auteure (Merci Louise pour cet échange), j’ai compris que c’était pour nous faire ressentir le désemparement des policiers en charge de cette enquête qui dure presque un an et où les nouveaux éléments mettent parfois plusieurs semaines à arriver.