La Servante Écarlate de Margaret Atwood

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La Servante Écarlate
Auteur : Margaret Atwood
Éditeur poche : Robert Laffont, collection Pavillons Poche
Date de sortie poche : 8 juin 2017
Nombre de pages en poche : 544 pages

Résumé : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Ce que j’en ai pensé

J’aurai dû lire ce roman en mars pour le #marsaufeminin ! Écrit par une femme et sur la condition des Femmes dans un futur terrifiant, ça aurait été parfait !

Sorti en 1985, il y a un peu plus de trente ans, cette dystopie revient en force grâce à la série du même nom dont la saison 2 vient de sortir en France. On est dans un futur plutôt proche mais indéfini où les Femmes ne sont plus que des choses. Un futur écologiquement pourri (ça c’est pas de la SF), les femmes fertiles, les Servantes Écarlates, ne servent qu’à la procréation. Les Épouses sont la décos des Commandants. Les Marthas font le ménage et la cuisine, les Éconofemmes travaillent dans la zone des déchets, sans protection et jusqu’à ce que mort s’ensuivent. C’est ici que termine chaque femme devenue infertile… et tant d’autres catégories. Chacune sa place et surtout ne pas penser !

La narratrice ne donne d’ailleurs jamais son vrai prénom d’avant et on ne connait son surnom qu’après une bonne centaine de pages du roman, pour bien appuyer sur cette existence reléguée au rang d’objet et non plus de personne. L’écriture très froide nous place bien dans cette ambiance et ce futur où le sentiment et les émotions n’existent pas.

Mêlé à un fond de religion et de politique, Margaret Atwood nous dépeint un futur digne des pires dystopies actuelles et n’a rien à envier à la SF d’aujourd’hui !

Rien en nous ne doit séduire […]. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout.