Il reste la poussière de Sandrine Collette

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Il reste la poussière
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur grand format : Denoël, collection Sueurs Froides
Date de sortie grand format : 25 janvier 2016
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 1er février 2017
Nombre de pages en poche : 352 pages

Résumé : Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d’une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Ce que j’en ai pensé

Sandrine Collette fabrique des romans forts et, même si les ingrédient sont les mêmes, la magie opère à chaque fois ! On ne change pas une équipe qui gagne ! Dans Il reste la poussière, on retrouve la Nature comme personnage principal du récit. Cette fois, ce n’est pas la forêt, la neige ou la mer mais les steppes de Patagonie. L’autre élément clef est la Famille. Une famille brisée et haineuse captive dans la ferme familiale dans une sorte de huis-clos naturel créé par les steppes environnantes et la main de fer de La Mère. Après la nature, le huis clos et la famille, la dernière carte est : la noirceur humaine ! Le tout donne un récit puissant qui va marquer pour longtemps !

Rafael, le petit dernier de la famille, se fait martyriser par ses frères. Leur mère préfère ignorer ce qu’elle voit. Un homme, ça sait se défendre tout seul ! Et de toute façon, si c’était elle qui se faisait battre par un de ses fils, les autres ne l’aideraient pas non plus. Alors… pourquoi se fatiguer ? Vous l’aurez compris, la mère n’est pas tendre et mène à la baguette tout son petit monde depuis le départ du père. Une famille déchirée où tous les coups sont permis et où la place du bonheur n’existe pas.

Heureusement, il y a toujours une lueur d’espoir chez Sandrine Collette (même si c’est souvent pour nous faire espérer et nous enfoncer la tête sous l’eau un peu plus fort !)

Des nœuds d’acier, Six fourmis blanches et Juste après la vague restent mon top trois mais celui-ci se place juste derrière !