Des noeuds d’acier de Sandrine Collette

Ma note : 5/5 Coup de coeur !!

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Des nœuds d’acier
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur grand format : Denoël
Date de sortie grand format : 17 janvier 2013
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 29 janvier 2014
Nombre de pages en poche : 264 pages

Résumé : Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.

Ce que j’en ai pensé

Merci Sandrine Collette pour ce coup de cœur et cette plongée dans l’horreur humaine.

Ce huis-clos terrifiant à base de séquestration, de torture, d’esclavagisme m’a captivé de bout en bout. Ecrit comme le témoignage d’une histoire vraie, le réalisme est frappant.

« J’en ai vu défiler, des détraqués, en vingt ans d’exercice. Tous m’ont prouvé, les uns après les autres, que les histoires vraies dépassent l’imagination dans ce que l’homme peut avoir de déséquilibré et de dangereux. »

Pourtant l’auteure ne s’est pas inspirée de faits réels pour écrire ce roman (source : son interview en vidéo sur le site de son éditeur, Denoël et visible sur Dailymotion).

Un « captive thriller » éprouvant et terriblement glauque. La violence psychologique est puissante et horrible. Théo est séquestré et utilisé par deux frères complètement maboules. Traité comme un chien par des hommes qui sont pires que des bêtes. Même les chats qui jouent avec une souris sont moins sadiques et c’est dire (j’en ai quatre) !

En plus du scénario mortel, j’ai beaucoup aimé le style de Sandrine Collette et surtout les moments, à la Stephen King, où elle annonce qu’un truc horrible va se passer. Genre « Je croyais avoir vécu le pire mais en fait non ». Rares sont les livres qui me tiennent éveillés à ce point. 262 pages lues en quasiment deux soirs. Englouties. C’est tellement prenant qu’on oublie de se demander pourquoi lui. C’est agréable de se laisse porter à ce point. J’ai hâte de découvrir d’autres romans de l’auteure et de rediscuter un peu au SMEP !

Par contre, je vous l’annonce : je n’irai plus jamais me promener en forêt !!