La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours

Ma note : 5/5 coup de cœur !

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La prunelle de ses yeux
Auteur :Ingrid Desjours
Éditeur grand format : Robert Laffont, collection La Bête Noire
Date de sortie grand format : 13 octobre 2016
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 12 octobre 2017
Nombre de pages en poche : 448 pages

Résumé : Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l’entraîner dans ses ténèbres.
Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et il n’a pas renoncé à faire la lumière sur la mort de son enfant. Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…

Ce que j’en ai pensé

Je n’ai pas hésité une seconde sur la note mais je ne savais pas s’il s’agissait d’une lecture coup de cœur. Il m’a fallu quelques jours de digestion et j’ai délibéré : Oui ! La Prunelle de ses yeux est un coup de cœur !

Ingrid Desjours est une auteure qui me fascine ! J’ai eu la chance de la rencontrer à un goûter/apéro chez Robert Laffont l’année dernière pour échanger sur son tout dernier roman : La Prunelle de ses yeux. Je n’avais pas encore lu le roman ni aucun autre d’Ingrid. Je suis ressortie de cette rencontre sous le charme (comme toutes les autres blogueuses présentes) et j’ai foncé en librairie me procurer Les Fauves, gros coup de cœur de 2016. La Prunelle de ses yeux a dormi un an dans ma PAL avant d’atterrir entre mes mains. Il vient de sortir en poche chez Pocket, vous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas lire cette pépite !

Encore une fois, Ingrid Desjours manie la psychologie des personnages avec brio ! J’ai découvert dans ce roman, magnifiquement documenté, la cécité de conversion (le fait de devenir aveugle sans aucun symptôme physique : le cerveau décide de ne plus voir), l’expérience Milgram de soumission à l’autorité (cherchez-la sur Google, ça parle d’électricité et d’ordre à suivre, c’est sympa) et la théorie de la résignation acquise (celle-ci c’est comment laisser tomber et subir sans sourciller).

Ces deux derniers concepts aux noms un peu barbares de premier abord illustrent parfaitement les phénomènes de bizutages et de manipulation de groupe. Tancrède, chef de gang dictateur avec toutes les qualités requises (pervers, raciste, misogyne et homophobe) est détestable à souhait. Gabriel, atteint de cécité hystérique (l’autre nom de la cécité de conversion) est un papa parfois touchant, parfois moins. Un être humain quoi. Victor et Maya sont émouvants chacun à leur manière. Je me souviendrai d’eux longtemps !

J’ai même versé une larmichette ! Âmes sensibles s’abstenir !