Les Fauves d’Ingrid Desjours

Ma note : 5/5 Alerte Coup de cœur !

Résumé de l’éditeur

Votre pire prédateur : Celui qui vous aura apprivoisé.
« Torturez-la ! Violez-la ! Tuez-la ! » À la tête d’une ONG luttant contre le recrutement de jeunes par l’État islamique, l’ambitieuse Haiko est devenue la cible d’une terrible fatwa.
Lorsqu’elle engage Lars comme garde du corps, le militaire tout juste revenu d’Afghanistan a un mauvais pressentiment. Sa cliente lui a-t-elle dit l’entière vérité sur ses activités ? Serait-ce la mission de trop pour cet ancien otage des talibans ?
Dans cet univers ou règnent paranoïa et faux-semblants, Haiko et Lars se fascinent et se défient tels deux fauves prêts à se sauter à la gorge, sans jamais baisser leur garde.

Ce que j’en ai pensé

Deuxième claque littéraire de l’année ! Merci Ingrid Desjours et merci La Bête Noire (même si je l’ai lu chez Pocket 🙂 ) Pour citer Hélène de Ma Toute Petite Culture, c’est de la bombe ! J’ose aussi le terme pour ce roman qui traite du terrorisme à Paris en 2015.

Fin décembre j’ai eu la chance de rencontrer Ingrid Desjours pour parler de son dernier roman, La Prunelle de ses yeux, sorti chez Robert Laffont, collection La Bête Noire. Si vous avez raté mon article, rattrapez-vous en cliquant ici. Vous y apprendrez, entre autre, qu’Ingrid a été criminologue avant d’être auteure. Ses expériences de profiler et de psychologue systémique et sa grande humanité lui permettent de créer des personnalités profondes et complexes, auxquelles on ne s’identifie pas forcément, mais qui interpellent fortement. Les deux personnages principaux sont détestablement attachants, avec leurs forces et leurs faiblesses qui les rendent si humains.

Les Fauves aborde le lourd thème, bien trop d’actualité, du terrorisme, de Daesh et de la radicalisation des jeunes. Publié en octobre 2015 chez Robert Laffont, il a été écrit après le 7 janvier 2015. Le rapprochement avec la réalité est augmenté par des extraits de grands journaux quotidiens, de documentaires et de tweets majoritairement publiés après Charlie. J’ai eu l’impression de lire un documentaire et pas une fiction. La fin m’a laissée sur le c**. C’est dur, c’est puissant, c’est bestial et ça ne laisse pas indifférent !

Encore une fois, foncez en librairie et donnez-moi votre avis en commentaire si vous l’avez lu !

 

PS : j’adore ma photo 🙂