Charade de Laurent Loison

Résumé de l’éditeur
Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase : « les premiers seront les derniers ». Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages… Et un mystère qui reste entier.

Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac.

Malgré les rivalités qui font rage au sein du 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain.

Ce que j’en ai pensé

J’ai reçu ce roman de l’auteur lui-même, dédicacé avec une charade personnalisée à l’intérieur. Ça m’a donné encore plus envie de le démarrer ! J’ai terminé ma lecture de Misery vite fait pour attaquer ce livre, qui traite aussi de la manipulation et plus largement des pervers narcissiques, qui doit être mon thème de lecture de cette fin d’année 😉 Encore un immense merci, Laurent Loison, pour l’envoi et surtout d’avoir pris le temps d’y joindre une lettre et de signer le livre avec en prime un compliment 🙂

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Réponse : Lu-cil-le

J’ai lu pas mal de critiques qui définissaient Charade comme étant gore, sombre et addictif. Dès le prologue, on sent qu’on met le pied dans un univers terrifiant de réalisme. Les références à Dexter et Chattam au début du récit nous poussent un peu plus dans la réalité de notre vie actuelle. On est souvent (et heureusement) bien loin des faits divers sordides mais Laurent Loison nous rappelle que le Mal peut frapper à notre porte à tout instant, en clôturant avec un épilogue sous forme d’avertissement contre les personnes de nature perverse narcissique.

Ce roman et les passages sur les scènes de meurtres m’ont mise très mal à l’aise. Bien souvent dans les thrillers, les passages gores sont une description du rapport d’autopsie, on est en retrait, c’est scolaire. Ici, certaines scènes de tortures sont vécues en direct et c’est très dérangeant. Limite un peu trop trash pour moi. Rares sont les livres que je décide de ne plus lire avant de m’endormir. Dès que je sentais qu’une scène de ce genre allait arriver je posais le roman pour le poursuivre le lendemain dans les transports !

Les meurtres s’enchaînent et les deux personnages principaux, le commissaire Florent Bargamont et l’inspectrice Emmanuelle de Quezac, aidés de leurs collègues du 36 font tout pour essayer d’élucider ces crimes et de trouver des indices pour arrêter ce fou dangereux qui rôde et massacre sur son chemin. Le rythme est soutenu, sans longueur. Les personnages sont intéressants quoiqu’un peu stéréotypés. J’avais un doute sur l’identité du tueur. Et puis non. Et puis si en fait. Le doute était tellement faible que mon plaisir de lecture n’a pas été gâché 😉 Par contre, je n’ai pas du tout réussi à décoder seule la charade. Un vrai casse-tête !

J’ai beaucoup aimé l’épilogue de l’auteur. Ce roman était-il une manière d’extrapoler une expérience en tant que victime d’un pervers narcissique ? Peut-être nous le dira-t-il en commentaire 🙂

Vivement le prochain tome, qui s’appellera Cyanure, avec nos deux héros, Florent et Emmanuelle, prévu courant 2017 (de source sûre) !

Ma note : 4/5