Joueuse de Benoît Philippon

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Joueuse
Auteur : Benoît Philippon
Éditeur grand format : Les Arènes collection EquinoX
Date de sortie grand format : 4 mars 2020
Nombre de pages : 368 pages

Résumé : Maxine est une de ces femmes à qui rien ne résiste.
Elle tombe sous le charme de Zack, joueur de poker professionnel comme elle, mais elle n’en montre rien. Un manipulateur professionnel ne dévoile jamais son jeu.

Maxine propose à Zack une alliance contre un concurrent redoutable. Piège ou vengeance… Zack n’en sait rien. Mais comment résister à la tentation du jeu ?

Maxine est une tornade qui défie le monde si masculin des joueurs de poker.
Elle est bien décidée à régler ses comptes, coûte que coûte.

Joueuse est une partie de poker virtuose où chacun mise sa vie. Un nouveau livre jubilatoire, teigneux, drôle et renversant, de Benoît Philippon, l’auteur du best-seller Mamie Luger, qui décidément aime les héroïnes qui n’ont pas froid aux yeux.

Ce que j’en ai pensé

« Une guerrière badass qui cache une fêlure abyssale ». Ça, c’est Maxine. Effectivement une femme bien badass et qui ne se laisse pas faire. Joueuse de poker, elle a dû apprendre le bluff et le self defense pour se plonger sans cet univers testostéroné. Mais attention, elle n’est jamais, au grand jamais, décrite comme une plantureuse karatéka en cuir. L’auteur a toujours eu une sensibilité pour les femmes dans ses romans et c’est fortement le cas ici. Maxine est une femme qui a des ovaires mais qui n’est pas un fantasme masculin !

Mais il n’y a pas que Maxine dans Joueuse. Il y a un duo attendrissant, à la Des souris et des hommes, avec un grand costaud carrément moins bête que dans le roman de Steinbeck. Zack, plus petit, plus sec, plus intuitif, protégé par son frère de sang, Baloo, un grand noir balaise qui déteste l’injustice. Tous les deux aussi joueurs de poker. Alors ouais, entre deux descriptions de tentative de viol, Benoît Philippon te colle Il en faut peu pour être heureux dans la tête et ça, c’est de la magie d’avoir du Disney en lisant un roman très noir et très sombre ! Malgré cette sombre noirceur malsaine, Benoît Philippon, avec sa plume bien à lui, y distille un peu de lumière et de sourires. Ce mélange fait du bien et remue les tripes dans un sens comme dans l’autre.

Maxine propose à Zack une partie qu’il ne peut pas refuser. Il lui impose Baloo, son coéquipier. Et un troisième larron que je vous laisse découvrir par vous-même. Cette joyeuse bande file vers la dernière partie de poker.

Une fin en tension tellement intense que j’ai zappé plusieurs respirations ! En apnée ! Une partie de poker haletante et même si vous n’aimez pas ça, ce qui est mon cas, c’est impossible de ne pas suivre le jeu vu ce qui est au milieu de la table. La mise d’une vie. Une mise de dingue et une fin de dingue ! Merci Benoît !

PS : J’ai beaucoup apprécié les clins d’œil aux deux romans précédents, l’un plus subtil que l’autre. Mais attention, ça spoile Mamie Luger ! Ce livre est un one shot mais je vous conseille très vivement de lire Cabossé et Mamie Luger avant ! Deux coups de cœurs pour moi.