D’une mort lente d’Emelie Schepp

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : D’une mort lente
Auteur : Emelie Schepp
Éditeur grand format : Harper Collins
Date de sortie grand format : 6 mars 2019
Nombre de pages : 448 pages

Résumé : Mis en scène dans leur propre appartement, des corps comme des poupées incomplètes, mutilés avec une précision chirurgicale.
Justement, c’est peut-être la chirurgie qui relie les victimes entre elles. Et, plus précisément, une erreur médicale commise dans le secret d’une salle d’opération, étouffée par les années. 
Des nuits blanches attendent la police de Norrköping et la procureure Jana Berzelius. 
Mais cette dernière a d’autres cauchemars que le tueur au scalpel. 
Un homme qui la connaît depuis l’enfance. Un homme qui pourrait révéler à tous que Jana a été élevée et entraînée pour tuer. Cet homme est sa véritable menace. Et il vient juste de s’échapper. 

Ce que j’en ai pensé

D’une mort lente est le troisième tome reprenant le personnage de la procureure Jana Berzelius. Je n’ai pas lu les deux tomes précédents et, même si j’ai senti que je manquais d’informations, cela n’a absolument pas nui à ma lecture. J’ai même très envie de me plonger dans les deux premiers pour découvrir quelques éléments supplémentaires sur ce personnage hautement atypique !

Je ne lis habituellement pas trop de polars nordiques. Le rythme lent et l’ambiance glaciale ne me conviennent pas des masses. J’ai fait une exception pour celui-ci et l’expérience a été fort concluante malgré un démarrage un peu long. Une fois la machine lancée, impossible de lâcher le bouquin !

Plusieurs histoires se suivent en parallèle et on se demande comment elles vont se rejoindre. L’auteure sait bien brouiller les pistes et j’ai failli me faire avoir ! D’un côté on suit l’enquête et la vie des enquêteurs. Les morts mettent du temps à arriver mais ensuite ils s’amoncellent vite ! Et attention, c’est sanglant ! D’un autre côté, nous avons l’équipe d’urgentistes de l’hôpital qui sont appelés sur certaines scènes de crime. Au milieu de tout ça et entre deux amputations de mains ou de langue, Jana retrouve son passé et plus précisément son ennemi Danilo, échappé de l’hôpital où il était en convalescence. Les trois histoires se superposent et s’entremêlent parfaitement jusqu’à un très bon final !

J’ai beaucoup aimé les personnages et notamment cette procureure au passé tumultueux et à la personnalité très inhabituelle. Elle m’a un peu fait penser à Dante Torre, le héros de Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri, froid, distant mais efficace. Et cette couverture de chez Harper Collins est juste magnifique !

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas la suite que j’attends mais ce qui précède, que j’ai hâte d’ajouter à ma PAL !