Trafics / Le chien arabe de Benoît Séverac

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Trafics / le chien arabe
Auteur : Benoît Séverac
Éditeur grand format : La manufacture de livres (paru sous le titre Le chien arabe)
Date de sortie grand format : 16 mars 2016
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 9 mars 2017
Nombre de pages en poche : 320 pages

Résumé : Toulouse, quartiers nord, écrasés par la fournaise de l’été, les trafics, l’ennui, le désespoir. Sergine Hollard est de garde dans sa clinique vétérinaire quand la jeune Samia vient la chercher en pleine nuit. Il y a un chien dans une cave de la cité, il est malade, il va mourir. Sergine doit le sauver, Sergine ne doit rien dire. Et contre toutes les règles de prudence, parce que Samia la touche, la vétérinaire accepte. De soigner un chien rempli de drogue appartenant à un caïd du quartier de la ville où la criminalité est la plus élevée, un quartier pris en étau entre rêves d’argent facile et rêves de djihad. Des rêves qui risquent de transformer la vie de Sergine en cauchemar…

Ce que j’en ai pensé

Le salon du livre de poche Saint-Maur en Poche, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs et, ça y est : je suis conquise par la plume de Benoît Séverac !

Trafics (ou Le chien arabe, son titre premier quand il est sorti chez La manufacture de livres) est un polar sociétal qui traite du trafic de drogue et du terrorisme dans la banlieue des Izards à Toulouse, d’où était originaire Mohammed Merah. Un roman qui se fond donc dans notre triste actualité et dont le réalisme rend le récit plus poignant.

Aux deux sujets principaux, s’ajoute la condition des jeunes femmes « des quartiers ». Malgré ces trois thèmes loin d’être fendards, on ne tombe pas du tout dans le pathos ni la peur. Le roman ressemble plus à un documentaire en caméra embarquée dans les caves des Izards. Un roman vraiment poignant qui a failli me tirer une petite larme vers la fin !

On y suit Sergine, vétérinaire, qui s’est donné pour but d’aider la jeune Samia, sœur d’un dealer en passe de devenir le caïd du Sud-Ouest. Samia est venue une nuit à la clinique vétérinaire avec un chien bien mal en point à sauver. Sergine est attendrissante, parfois maladroite. Elle complète l’enquête policière que l’on suit en parallèle. Le suspense est bien présent et la tension monte cresendo.

Benoît Séverac a reçu le Prix de l’Embouchure 2016 pour ce roman. Ce prix littéraire est décerné par l’Amicale du Personnel de la Police Nationale de Haute-Garonne dans le cadre du Festival Toulouse Polars du Sud.