La douce empoisonneuse d’Arto Paasilinna

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La douce empoisonneuse
Auteur : Arto Paasilinna
Éditeur poche : Folio
Date de sortie poche : avril 2014
Nombre de pages : 256 pages

Résumé : Une maisonnette rouge flanquée d’un petit sauna en bois gris, non loin d’Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s’invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c’en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez : à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d’événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis…

Ce que j’en ai pensé

C’est sur un ton plutôt léger mais cynique qu’Arto Paasilina aborde des sujets lourds tels le suicide, les violences physiques, le harcèlement et… le meurtre !

Linnea Ravaska, vieille femme veuve, vit dans une petite ville proche d’Helsinki. Tous les mois son neveu vient raquetter l’argent de sa pension, accompagné de deux amis. Ils en profitent pour vider les stocks de la vieille femme, ruiner son intérieur, se bourrer la gueule et la maltraiter. Un beau jour c’est la fois de trop. Linnea décide de fabriquer un poison pour se suicider et ne plus subir d’humiliation. Mais finalement confectionner du poison est un jeu amusant et la cible change !

Loin des thrillers auxquels je suis habituée, j’ai retrouvé le côté loufoque des romans noirs et drôles des pays du Nord. Le côté décalé, l’âge de Linnea et ses aventures m’ont un peu fait penser au Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Mamie Linnea envoie du lourd et ne se laisse pas faire face à ces trois jeunes malfrats ! Les sujets du roman sont sombres et durs. La plume de l’auteur est à la fois noire et joyeuse. Les émotions oscille de la tristesse au rire. Les situations habituellement très noires sont très cocasses mais n’adoucissent que peu la dureté des événements subits par cette pauvre vieille femme.

Bref, une excellente découverte qui me donne envie de retourner au rayon littérature blanche pour y chercher de nouveaux romans noirs bien sombres !