Je ne suis pas encore morte de Lacy M. Johnson

Ma note : Coup de cœur

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Je ne suis pas encore morte
Auteur : Lacy M. Johnson
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : avril 2021
Nombre de pages : 214 pages

Résumé : Comment décrire l’inconcevable ? Kidnappée, violée et menacée de mort, Lacy M. Johnson nous raconte comment elle a échappé à son bourreau. Qui n’est autre que son ex-compagnon, un homme violent et manipulateur, dont l’emprise, comme un étau, s’est peu à peu refermée sur sa vie. Témoignage porté par une poésie brute et une énergie hors du commun, récit d’une reconstruction impossible : ce livre est un chef-d’oeuvre nécessaire et brûlant d’actualité.

Ce que j’en ai pensé

Lacy M. Johnson nous raconte l’enfer dans ce récit 100% non-fiction. Avec un style vif et des émotions brutes. Le pathos n’a pas sa place dans ce témoignage qui n’est que courage et ténacité malgré les obstacles. Et quels obstacles !

Lacy a quitté son ex qui la violait. Mais Monsieur n’a pas apprécié de se faire jeter. Il a kidnappé Lacy pour la séquestrer et violer dans une pièce insonorisée fabriquée pour l’occasion. Si elle ne retourne pas avec lui, il la tuera. Elle a réussit à s’enfuir et à se reconstruire. Amant, job, amis, famille, logement, amour… tout était à refaire après cette relation toxique qui l’a détruite complètement.

Ce récit est une catharsis pour l’auteure. Un exercice suggéré par ses psys pour avancer. Mais les mots couchés sur le papier ne sont pas que libérateurs pour elle. Ils sont aussi une témoignage à partager. Pour la force et le courage dont elle a fait preuve après cet ignoble et innommable événement, pour la beauté du texte et l’uppercut de ses mots.

L’ouvrage se termine sur quelques pages de notes pour préciser des notions de paradoxe, de mémoire, de santé mentale, de syndrome du stress post-traumatique ou préciser des faits réels contenus dans le récit. De quoi clôturer d’une manière plus scientifique et psychologique ce récit d’une horreur sans nom.

Bref, une histoire poignante, émouvante et puissante qui laisse des marques.