Tel père, telle fille de Fabrice Rose

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Tel père, telle fille
Auteur : Fabrice Rose
Éditeur grand format : Robert Laffont, collection La Bête Noire
Date de sortie grand format : janvier 2020
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : janvier 2021
Nombre de pages : 288 pages

Résumé : Visite au parloir de la maison d’arrêt de Fresnes. Alex, vingt-quatre ans, exige de Marc Man, son père, l’impensable : qu’il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l’adrénaline ?
Deux mois plus tard, Marc s’évade. Pour Alex, c’est un coup de chance : quand Marc apprend qu’elle est menacée par une bande de racketteurs ultradangereux, il organise une chasse à l’homme d’une rare férocité. Et, tant qu’à faire, il monte un casse spectaculaire.
Tandis que les cadavres s’alignent, un père idéal d’un nouveau genre se dessine…

Ce que j’en ai pensé

La phrase d’accroche des Éditions Pocket c’est « Un livre, une rencontre » et c’est exactement le cas pour moi avec cet ouvrage. J’ai participé à l’apéro polar Pocket avec Fabrice Rose (replay disponible) et j’ai immédiatement voulu lire son roman. Un ancien braqueur qui écrit un polar qui tabasse, forcement j’en suis ! Sa fille Alex, seul personnage réel du roman, a demandé à son père d’être plus présent et d’être un père. Fini le braquage, finies la prison et les cavales. Place à l’écriture !

Brut de décoffrage, le style ne laisse pas une seconde de répit. On sent que la vie de l’auteur a fortement inspiré le roman. On y rencontre Alex, fille de Marc Man, braqueur en taule. Elle lui demande de tout arrêter de devenir son père, sans absence. En parallèle, elle retrouve un sac plein de billets chez elle, laissé par son récent mec qui l’avait lui-même subtilisé à un gang de djihadistes. Grave erreur. Ludo, le petit ami en fait les frais, Alex se retrouve liée à l’affaire et Marc Man, appelé quasi uniquement « le père d’Alex », pour montrer qu’il reprend son rôle, se mêle à l’histoire. Celui qui touche à sa fille subira son courroux et sa vengeance. Si au passage, il peut faire un dernier braquage, c’est un bon plus.

Djihad, vengeance, prières, tortures, Coran, égorgements, braquage… aucun instant de répit, un style qui dépote sec ! Vif et cru, il reflète l’univers carcéral et l’extérieur côté bad guys.

Bref, j’ai adoré la plume coup de poing de Fabrice Rose et j’espère qu’il y aura plein d’autres polars !