Les lamentations du coyote de Gabino Iglesias

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les lamentations du coyote
Auteur : Gabino Iglesias
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 4 février 2021
Nombre de pages : 224 pages

Résumé : La Frontera, une zone de non-droit séparant le Mexique des États-Unis. C’est là que sévit le Coyote. Personne ne connaît son nom, mais à quoi bon ? Il est le Coyote, tout simplement. Celui dont la mission divine est de sauver des enfants mexicains en leur faisant passer clandestinement la frontière vers la terre promise. La Virgencita veille sur eux – et sur lui, son guerrier sacré, son exécuteur des basses œuvres. Autour de lui, d’autres habitants de la zone, confrontés eux aussi à la violence, au deuil, au désespoir. Tous résolus à se soulever contre un monde qui fait d’eux des indésirables. Cavales, fusillades, cartels, sacrifices sanglants, fantômes et divinités vengeresses… L’heure de la revanche latina a sonné.

Ce que j’en ai pensé

La frontera, la frontière Mexique/Texas n’a jamais été un endroit serein et tendre. Mais depuis que l’homme au visage orange est maître du Nouveau Monde, c’est pire. Des deux côtés de cette frontière. Bien plus qu’une ligne c’est un territoire, une manière de vivre, des personnes en quête de libertés, des âmes esseulées, des coyotes. Une zone plus vaste qu’une simple ligne.

Dans Les lamentations du coyote, on croise beaucoup de culture mexicaine, des croyances, rites, religion. Comme dans les romans sur les cartels mais carrément plus accessibles à tous les lecteurs. Quelques termes en espagnol nous mettent encore plus dans l’ambiance de cette zone étrange qu’est la frontera.

On y rencontre six personnages, des deux côtés de la frontière. Tous à leur manière luttent contre les miliciens. Ces nouveaux gardes du « guignol aux cheveux orange » (je cite) qui tirent sur tout ce qui bouge vers la frontière. Même les habitants qui pêchent penards. Pedrito, La Mère, Le coyote, Alma, la Bruja et Jaime. Ces six personnages que rien ne rapproche à part l’espoir et le désespoir confondus. Six destins poignants.

Bref, un second roman au niveau du premier !