Torrents de Christian Carayon

Ma note : 3/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Torrents
Auteur : Christian Carayon
Éditeur grand format : Fleuve Noir
Date de sortie grand format : septembre 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : octobre 2020
Nombre de pages : 384 pages

Résumé : 1984. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu’à l’arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l’amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille.
Bouleversé par ces évènements qui font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier…

Ce que j’en ai pensé

Le torrent déboule dans le lit de la rivière en recrachant les secrets familiaux enfouis dans la boue, jusqu’à la cascade finale. Il réveille les secrets de famille tus depuis de longues années.

Tour à tour narrateur dans les quatre grandes parties du roman, François, Camus un ami de la famille ancien flic retraité et le père racontent l’histoire à leur façon. Tout commence par la découverte de membres chirurgicalement découpés, retrouvés lors d’une crue. Un bras, un torse, un deuxième bras et un troisième. Minimum deux corps donc. François est sûr et certain : l’un des corps est celui de son ancienne petite amie disparue.

Le père, chirurgien, est dénoncé et le village se ligue contre lui. Pour tous il est le Dépeceur. Pour prouver son innocence il peut compter sur son frère de coeur, Camus. Les trois hommes vont chacun déterrer des secrets plus ou moins anciens et traquer le coupable. Le père de François et Camus ont aussi joué un rôle pendant l’Occupation.

Le torrent n’a pas réussi à m’emporter. J’ai trouvé la fin très expliquée, ce qui m’a peut-être gâché l’effet de surprise et une grande longueur au milieu du récit qui a cassé mon rythme de lecture.

Bref, un cours d’eau vive à suivre pour connaitre les tréfonds de cette famille qui se retrouve entourée de cadavres.