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Luciole chroniqueuse

Les aveux de John Wainwright

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les aveux
Auteur : John Wainwright
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 12 novembre 2020
Nombre de pages : 208 pages

Résumé : « Vous êtes ici pour confesser le meurtre de votre femme.
– Exact.
– Il va falloir me convaincre. »

Années 1980. Pharmacien respecté d’une petite ville anglaise, Herbert Grantley se présente un beau jour au commissariat pour confesser le meurtre de sa femme, morte un an plus tôt de causes réputées naturelles. Il déclare à l’inspecteur-chef Lyle l’avoir empoisonnée. Une version de l’histoire qui semble parfaite. Sauf que l’inspecteur-chef Lyle n’y croit pas. Mais si Grantley n’est pas coupable, pourquoi vient-il avouer ainsi ? C’est le début d’un long face-à-face entre les deux hommes.

Ce que j’en ai pensé

Mais quel duel magistral ! John Wainwright maîtrise à merveille l’art du dialogue et cela donne un peps dingue au récit !

Herbert, pharmacien, se rend de son propre chef au commissariat pour avouer avoir empoisonné sa femme. Lyle, l’inspecteur-chef est dubitatif et cherche à s’assurer de la véracité de cet aveu spontané. Herbert se lance dans l’histoire de sa vie morne et plate avec sa femme. L’arrivée de leur fille, leur isolement, sans ami, se satisfaisant d’eux-mêmes dans leur bulle. Et puis un jour, la décision de tuer sa femme et le choix du poison. L’histoire semble proprette et l’inspecteur-chef creuse.

Commence alors un combat d’échecs sous forme de dialogues ! Une nuit d’interrogatoire avec quelque flashbacks mais surtout un rythme effréné ! Un roman qui pourrait se lire d’une traite, en une nuit aussi. La fin est une sacrée claque (que j’avais vue arriver mais ce n’est pas primordial) !

Ici ce ne sont pas les actes de l’assassinat et son mobile qui sont importants, c’est cet échange palpitant entre le pharmacien et l’inspecteur. Un tour de force stylistique ! La plume est assurément le point fort de cet ouvrage. On a l’impression d’assister à un combat de boxe ! John Wainwright a été combattant de la Royal Air Force, policier et puis écrivain. Ces écrits semblent engagés. C’était mon premier mais sûrement pas mon dernier de l’auteur !

Bref, 200 pages à dévorer sans hésiter !

3 réponses sur « Les aveux de John Wainwright »

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