La mort d’une sirène de Rydahl et Kazinski

Ma note :

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La mort d’une sirène
Auteur : Rydahl et Kazinski
Éditeur grand format : La Bête Noire
Date de sortie grand format : 15 octobre 2020
Nombre de pages : 540 pages

Résumé : Copenhague, 1834.
Le corps mutilé d’une jeune prostituée est retrouvé dans le port. La soeur de la victime croit pouvoir immédiatement désigner le tueur : Hans Christian Andersen, jeune écrivain en devenir qu’elle a vu quitter la maison de passe la veille. Ravie de tenir un coupable, la police le jette en cellule dans l’attente de son exécution programmée. Mais grâce à ses relations, Hans Christian obtient d’être libéré pour trois jours, durant lesquels il devra mener ses propres investigations et livrer le véritable meurtrier aux autorités. Sa quête de la vérité le conduira dans les dédales d’une ville ravagée par la pauvreté, les tensions sociales, la corruption et les crimes sordides…

Ce que j’en ai pensé

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen, ça vous parle ? Normal, c’est l’auteur, entre autre, du conte La Petite Sirène. Rydahl et Kasinski revisitent la naissance de ce conte dans une ambiance putride de l’époque parfaitement retranscrite. Tel Le parfum, L’embaumeur ou 1793, on sent les odeurs de la peste et la pisse, on marche dans la boue, on visite les maisons closes lugubres et les morgues pestilentielles !

Andersen est accusé du meurtre atroce d’une prostituée. Son seul salut s’il veut échapper à l’échafaud est de retrouver lui-même le coupable, aidé de Molly, la sœur de la défunte. Hans Christian va plonger dans la fange jusqu’au cou pour tenter de prouver son innocence. Molly est plus intéressée par la véritable identité de l’assassin de sa sœur et s’allie à Hans Christian dans son enquête.

L’enquête menée par une prostituée et un auteur sans succès est rondement menée même si leurs activités premières ne sont pas la recherche de meurtrier ! Leurs vies et la vérité sont en jeu et ils mettent toutes leurs tripes dans cette quête de vérité, même devant les plus grosses embûches ! Et ils vont en rencontrer ! Des prisons glauques et malfamées, des bals masqués olé olé (pas ohé ohé), des expériences sanglantes de médecine…

Le final magistral rend ce roman encore plus génial, addicitif et fou ! À coup sûr, même la version tendre de Disney ne me fera oublier aucune image vécue dans cette merveille !

Bref, une genèse de conte à couper le souffle !