Un employé modèle de Paul Cleave

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Un employé modèle
Auteur : Paul Cleave
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 20 mai 2010
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 31 août 2011
Nombre de pages : 477 pages

Résumé : Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres… Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d’une originalité confondante, au-delà des clichés du genre, révèle un nouvel auteur, dont on n’a pas fini d’entendre parler.

Ce que j’en ai pensé

J’étais en manque de thriller sur le thème des serial killers et j’ai été comblée par ce premier roman de Paul Cleave, mon troisième lu de l’auteur. La manière d’aborder le sujet y est pour beaucoup ! Difficile de se réinventer dans le genre et c’est amplement réussi ici.

Joe Middleton est agent d’entretien au commissariat de Christchurch, Nouvelle Zélande. Mais Joe Middleton est surtout Le Boucher de Christchurch, un serial killer sadique et sociopathe. Un jour alors qu’il vaque à ses occupations au commissariat, il voit un nouveau visage sur le tableau des victimes. Sauf que ce n’est pas SA victime cette fois ! Il se décide à résoudre ce meurtre atroce et si possible coller les autres sur le dos du coupable qui lui a ajouté ce trophée !

Le récit est à la première personne et Joe le narrateur. Son absence d’empathie et d’émotion est glaçante ! Cela crée un humour hautement caustique et bien noir que j’ai adoré ! Ce style permet aussi un attachement malsain mais inévitable pour Joe. Une sensation bien étrange qui intrigue et révolte. C’est finement joué de la part de l’auteur !

Le fait de connaître l’identité de Joe étant Le Boucher ne gâche rien du suspense, au contraire ! Cela donne même une perspective différente du schéma classique d’un tueur en série traqué par la police. On en perd nos repères de lecteurs et c’est jouissif !

Bref, un très bon premier roman sur un sujet qui me passionne. Très prometteur pour la suite et les romans suivants semblent être du même acabit !