Là où se trouve le cœur de Sara Lövestam

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Là où se trouve le cœur
Auteur : Sara Lövestam
Éditeur grand format : La Bête Noire
Date de sortie grand format : 2 juillet 2020
Nombre de pages : 350 pages

Résumé : Une chambre en colocation, un permis de résidence et un job dans une bibliothèque : les années de galère de Kouplan sont définitivement derrière lui ! Toutefois, il y a une chose qu’il ne parvient pas à se sortir de la tête : qu’est-il arrivé à son frère, arrêté en Iran il y a huit ans ? En se lançant à sa recherche, il croise la route de neuf immigrés illégaux qui, comme lui auparavant, font la plonge ou le ménage pour quelques couronnes de l’heure. L’un des leurs est mort, mais personne ne peut dénoncer les coupables à la police, de peur d’être expulsé…
Kouplan va alors devoir faire face à ses anciens démons pour aider ceux qui n’ont personne vers qui se tourner.

Ce que j’en ai pensé

Il y a quelques années j’avais commencé la tétralogie Kouplan avec Chacun sa vérité. Sara Lövestam est suédoise et en général la lenteur me dérange dans les polars nordiques. Mais, vivement conseillée pour son côté humain et social, je me suis lancée ! Les enquêtes sont effectivement un à-côté, de quoi mettre en avant Kouplan, détective privé autoproclamé, originaire d’Iran, sans papier, vivant à Stockholm. Un personnage d’emblée atypique et intriguant.

Durant toute la saga qui s’achève avec ce dernier opus, j’ai appris à connaître et apprécier Kouplan, sa recherche identitaire, sa transition de genre, ses combats d’homme migrant, sa lutte pour obtenir des papiers, un toit et un travail déclaré. Ce quatrième tome clôture parfaitement cette série. Même l’enquête y est plus personnelle car, Kouplan n’est plus détective privé officiellement. Il choisit donc ses derniers clients. Un nouveau personnage va l’aider à résoudre cette ultime énigme, plus intime, et choisie comme dernier combat pour l’égalité.

Malgré la présence de l’enquête et d’un mort, je classerais plutôt cette dernière aventure dans la catégorie des romans noirs sociétaux. Si les thèmes de la condition des migrants et/ou des transsexuels vous intéressent, allez-y, pour la série entière d’ailleurs ! Kouplan est d’un humanisme profond et attachant. Il n’oublie jamais son prochain même si lui-même est en situation précaire. Tous les combats sont sur le même plan pour lui.

Bref, une fin parfaite, un polar nordique doux côté enquête mais puissant côté humain !