Ces orages-là de Sandrine Collette

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Ces orages-là
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur grand format : JC Lattes
Date de sortie grand format : 6 janvier 2021
Nombre de pages : 300 pages

Résumé : Clémence a trente ans lorsque, mue par l’énergie du désespoir, elle parvient à s’extraire d’une relation toxique. Trois ans pendant lesquels elle a couru après l’amour vrai, trois ans pendant lesquels elle n’a cessé de s’éteindre.
Aujourd’hui, elle vit recluse, sans amis, sans famille, sans travail, dans une petite maison fissurée dont le jardin s’apparente à une jungle.
Comment faire pour ne pas tomber et résister minute après minute à la tentation de faire marche arrière  ?

Ce que j’en ai pensé

Lire un roman de Sandrine Collette c’est comme vivre et partager une relation avec quelqu’un. Ce sont des émotions qui surgissent, des liens qui se créent avec les ambiances et les personnages. De prime abord, j’ai cru que la magie n’avait pas opérée alors que tous les éléments sont présents. La raison c’est que je suis trop proche de Clémence par certaines séquelles de sa relation avec son ex manipulateur.

Clémence a quitté Thomas, pervers narcissique violent. Mais, telle une victime du syndrome de Stockholm, elle oscille entre peur, manque et délivrance. Il était le seul à la faire exister dans le monde, le seul à l’aimer. Croyait-elle. Pourtant elle se bat pour sa nouvelle liberté retrouvée malgré une angoisse d’emprise qui ne la quitte jamais. Elle a sa maison et son jardin, avec un étang et quatre poissons et demi. Oui et demi. Ça c’est un tour de magie dont Sandrine a le secret.

Clémence est effacée, invisible, transparente. Elle a appris à disparaître, ne pas faire de bruit, ne pas exister, ne pas déranger. Cela complique les choses pour se refaire des amis, discuter, vivre. Comment se reconstruire après avoir été détruite ? Comment retrouver la confiance après avoir appris à n’être qu’insignifiante et maltraitée ? Comment s’aimer ? Ou même se faire aimer ? C’est le challenge de Clémence dans ce récit.

Bref, encore un bout de vie conté par la merveilleuse Sandrine Collette à la plume si sombre et dérangeante.