Chambres noires de Karine Giebel

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Chambres noires
Auteur : Karine Giebel
Éditeur grand format : Belfond Noir
Date de sortie grand format : 5 novembre 2020
Nombre de pages : 272 pages

Résumé : Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.
Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d’être sale, d’être rien, moins que rien.
Ces dangers qu’on n’a pas vus venir, ces risques qu’on n’a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n’a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.
Il y a ce manque de chance.
Il y a cette colère, ce dégoût.
Il y a…
Des fois où on préférerait être mort.
 

Voilà ce qu’on découvre dans les Chambres noires de Karine Giebel, recueil de quatre nouvelles inédites dont les héros, ou anti-héros, incarnent et dénoncent tour à tour les manquements de notre société. Quatre histoires pour lesquelles l’auteure emprunte les titres de grands films qui l’ont marquée.
Après D’ombre et de silence, elle nous offre un nouveau recueil tout en noir, humain, engagé, bouleversant, qui agit comme un révélateur, nous faisant ouvrir les yeux sur le monde en dépit de son opacité et de sa noirceur.
À la fin de l’ouvrage, en bonus, trois nouvelles déjà parues dans Treize à table ! (Pocket) au profit des Restos du Cœur ainsi que Sentence, nouvelle écrite en plein confinement et publiée dans Des mots par la fenêtre (12-21) au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

Ce que j’en ai pensé

Karine Giebel confirme son talent dans la maîtrise de l’art de la nouvelle ! Un genre avec lequel elle aime maltraiter lecteurs et personnages !

Après Maîtres du jeu et D’ombre et de silence, voici un nouveau recueil de huit nouvelles au final aussi puissant qu’un uppercut ! Quatre inédites qui portent le nom de titre de film qui ont marqué l’auteure et quatre déjà parues dans d’autres recueils, solidaires (13 à table 2017, 2018 et 2019 pour les Restos du coeur et une dans le recueil publié pendant le confinement pour la Fondation Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France).

Ici on voyage dans le monde, dans le temps mais surtout dans le panel hallucinant des différents types de noirceur humaine. Car s’il y a bien un point commun à tous les ouvrages de Karine Giebel, c’est assurément cette analyse du Mal chez l’Homme. Sans rien dévoiler des histoires contées ici, je ne peux que vous dire que j’ai été prise dans chacune jusqu’à la chaque dernière phrase, assassine !

Bref, soyez prêt.es pour la projection dans l’immonde et le terrible ! Attention, apnée prévue à chaque fin de nouvelle !