La femme parfaite de JP Delaney

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La femme parfaite
Auteur : JP Delaney
Éditeur grand format : Mazarine
Date de sortie grand format : 7 octobre 2020
Nombre de pages : 464 pages

Résumé : « Ma chérie, il faut que je t’explique quelque chose », dit-il en prenant sa main. « Ce n’était pas un rêve. C’était un téléchargement. »

Lorsqu’Abbie se réveille à l’hôpital, elle ne se souvient de rien. L’homme à son chevet prétend qu’il est son mari. Il est un géant de la tech, le fondateur d’une des startups les plus innovantes de la Silicon Valley. Il lui dit qu’elle est une artiste talentueuse, la mère dévouée de leur jeune fils – et la femme parfaite.
Cinq ans plus tôt, elle aurait eu un grave accident. Son retour à la vie serait un miracle de la science, une révolution technologique dans le domaine de l’intelligence artificielle pour laquelle il a sacrifié dix ans de sa vie.
Mais alors qu’Abbie se souvient petit à petit de son mariage, elle commence à remettre en question les motivations de son mari, et sa version des événements. Doit-elle le croire quand il affirme qu’il veut qu’ils restent ensemble pour toujours ? Et que lui est-il vraiment arrivé cinq ans plus tôt ?

Ce que j’en ai pensé

Avec son dernier thriller psychologique domestique, JP Delaney frôle le genre du technothriller. Rassurez-vous, même si le personnage principal est un robot, il n’y a absolument aucun détail scientifique ou technique et on a l’impression d’être face à une humaine.

Dans un monde qui ressemble au nôtre aujourd’hui (pas un futur lointain envahi de nouvelles technologies), Abbie se réveille à l’hôpital, son mari à ses côtés. Elle peine à se souvenir. « Ce n’était pas un rêve. C’était un téléchargement » lui dit-il. Oui, la vraie Abbie a eu un accident il y a 5 ans et Tim, son mari et génie de l’intelligence artificielle, a recréé sa femme sous forme d’androïde, par amour. Il ne peut vivre sans elle. Leur fils Danny, autiste, a aussi besoin de ses deux parents.

L’intelligence artificielle créée par Tim se veut autonome. Ce qu’il souhaite d’ailleurs pour le A de IA. Abbiebot apprend, réfléchit, raisonne et s’émeut. Elle se souvient de la vie d’Abbie grâce à des souvenirs téléchargés régulièrement. Mais n’est-ce pas un moyen pour Tim de contrôler ses pensées ? Lui dit-il toute la vérité ? A-t-elle vraiment des capacités à réfléchir, ressentir ? Les courts chapitres et les rebondissements donnent un rythme très effréné et un roman dont on veut absolument connaitre la finalité !

Étrangement, le cobot (le compagnon robot) est le personnage pour lequel j’ai eu le plus d’empathie. J’ai beaucoup pensé au film Her en lisant ce roman. Un film où l’intelligence artificielle a une place normale, compréhensible par les non-techniques. Et surtout où ce sont des personnes autant, voire plus, qu’un individu fait de chairs et d’os. Cela en fait un vrai roman psychologique passionnant !

Bref, un excellent thriller psychologique domestique avec des robots mais encore plus humain que certains récits.