Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Meurtres à Kingfisher Hill
Auteur : Sophie Hannah
Éditeur grand format : Le Masque
Date de sortie grand format : 23 septembre 2020
Nombre de pages : 350 pages

Résumé : Convoqués par une étrange missive, Hercule Poirot et l’inspecteur Catchpool se rendent de toute urgence à Kingfisher Hill, imposante demeure familiale devenue scène de crime. La lettre leur demande instamment de résoudre le meurtre du fils aîné des Devonport, Laurence, à condition de le faire à l’insu de tous les résidents. Une double requête d’autant plus étonnante que la coupable est déjà toute trouvée  : Helen, la fiancée de Laurence, a immédiatement plaidé coupable. Mais son témoignage manque de crédibilité et Frank, l’expéditeur de la lettre et le fils cadet des Devonport, est convaincu de son innocence. Hercule Poirot saura-t-il démêler le vrai du faux avant que ne sonne pour Helen l’heure fatidique de son exécution  ?

Ce que j’en ai pensé

Une courte présentation s’impose avant mon avis sur ce roman. Sophie Hannah est la seule auteure que la famille d’Agatha Christie autorisé à faire revivre Hercule Poirot dans ce qui s’appelle « Les nouvelles aventures d’Hercule Poirot ». Ce roman est la quatrième nouvelle aventure et les avis de lecteurs sont mitigés. Pas simple comme exercice de style ! En comparant avec les romans de la Reine du crime, je suis du côté négatif des mitigés. Mais on ne peut comparer l’incomparable. Mais en remettant dans son contexte de nouveauté, je suis finalement plutôt verre à moitié plein qu’à moitié vide et j’ai passé un moment lecture très agréable !

Ce nouvel Hercule Poirot a un esprit aussi vif que celui de sa créatrice, le même crâne d’œuf, la même moustache et la même propension à rabaisser gentiment celui qui sert de narrateur sur sa lenteur de réflexion. Je l’ai toutefois trouvé légèrement plus imbu de lui-même mais pas antipathique pour autant. Son sens de déduction reste vivace et surprenant à la fin du récit ! On sent bien ses méninges travailler plus vite que les nôtres et deduire des actions d’infimes détails.

La construction du roman ressemble aussi aux oeuvres d’Agatha Christie. Le déroulé de l’enquête avec un final théâtral par exemple. J’ai bien aimé cette enquête cold case malgré quelques longueurs au démarrage mais tout est utile et on le comprend en arrivant aux dernières dizaines de pages. La magie opère alors quand tout ce relie dans la présentation finale du detective moustachu. Le dénouement n’a pas été une surprise mais la manière d’y parvenir oui.

Bref, faire renaître Hercule Poirot est très audacieux et c’est plutôt bien réussi même si Agatha Christie reste, pour moi, indétrônable !