Il était une fois dans l’Est d’Arpád Soltész

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Il était une fois dans l’Est
Auteur : Arpád Soltész
Éditeur grand format : Agullo Noir
Date de sortie grand format : 19 septembre 2019
Éditeur poche : Points
Date de sortie poche : 10 septembre 2020
Nombre de pages : 432 pages

Résumé : Au milieu des années 1990, dans une Slovaquie gangrénée par la corruption, Veronika, 17 ans, est enlevée par deux proxénètes. Mais la jeune femme réussit à leur échapper et décide de porter plainte. Erreur fatale, car la police locale, pourrie jusqu’à l’os, protège les réseaux mafieux. La voilà menacée de toutes parts. Seul Schlesinger, un journaliste intègre, et deux flics francs-tireurs, vont l’aider à assouvir sa soif de justice.

Ce que j’en ai pensé

Veronika est ramassée sur la route par deux mecs louches. Elle rentrait chez elle à pied après un couac avec son copain. Mais elle ne s’attendait pas à tomber sur deux spécialistes de la traite des Blanches. Quand Vasil et Mammouth (c’est pas que pour les oreilles) se rendent compte qu’elle est mineure, ils décident qu’elle n’ira pas dans le réseau mais qu’elle doit disparaître. Du coup, ils peuvent « l’utiliser » à leur guise. Au bout de quelques jours Nika parvient à s’enfuir et prévenir la police. Et là, c’est le drame ! Heureusement elle tombe sur deux flics et un journaliste qui vont tout faire pour lui sauver la vie et creuser jusqu’à trouver la justice pour cette victime attachante.

Politique, justice, police, malfrats… tout le système est corrompu et c’est une gigantesque organisation économique véreuse qu’ils vont découvrir cachée derrière cet abominable réseaux de prostitution. La moindre cigarette de contrebande participe au financement du pire.

L’auteur est journaliste slovaque spécialisé dans le crime organisé. Il sait donc de quoi il parle dans ce livre. D’ailleurs il avertit le lecteur avec cette note en guise de prologue : « Une partie de cette histoire s’est vraiment produite, mais d’une autre manière. Les personnages sont fictifs. Si vous vous êtes tout de même reconnu dans l’un d’eux, soyez raisonnable et ne l’avouez pas. Les gens n’ont pas à savoir quel connard vous êtes. » Ainsi avant même le début du récit, le lecteur est prévenu ! Réalité, fiction… tout se mêle telle une enquête de terrain qui ressemble à un documentaire sur la corruption slovaque.

Bref, un récit poignant, effrayant, et effarant. Un sombre voyage dans les réseaux de prostitution et de corruption slovaques guidé par un excellent journaliste ! À lire !