De soleil et de sang de Jérôme Loubry

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : De soleil et de sang
Auteur : Jérôme Loubry
Éditeur grand format : Calmann-Lévy
Date de sortie grand format : 2 septembre 2020
Nombre de pages : 397 pages

Résumé : Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Ce que j’en ai pensé

Après Detroit, la Vendée et la Normandie, direction Haïti pour ce quatrième roman de Jérôme Loubry ! Encore une fois, j’ai eu l’impression de découvrir un nouvel auteur. Quel talent de changer sa plume à chaque roman ! Autant j’aime retrouver celles que j’aime et dont j’ai l’habitude, autant ce renouveau constant est aussi un bonheur !

Le récit se déroule sur deux temporalités. Une dans le passé sur l’histoire d’orphelins dans un orphelinat clandestin et une juste avant le séisme qui a ravagé l’île en janvier 2010. Outre l’enquête policière sanglante et parfaitement ficelée, l’auteur profite de ce roman pour parler de ces enfants volés et vendus des fortunes aux étrangers. La majorité des orphelinats d’Haïti sont non-déclarés.

La croyance vaudou est aussi comme un personnage de cette histoire. Que nous y croyions ou pas, ce n’est ni farfelu ni insistant. C’est tout simplement présent comme dans la vie haïtienne. Une croyance qui sert ici à masquer des horribles crimes de personnes mutilés à la machette. Une sombre histoire que Simon va déterrer de loin. De plusieurs années en arrière et en lien avec la Tombe Joyeuse, un orphelinat aujourd’hui abandonné. Sur le chemin nous rencontrerons une foule de personnages, enfants et adultes, tous autant attachants les uns que les autres.

Encore une fois, charmée par le scénario et la plume, c’est avec un pincement que j’ai tourné la dernière page.

Bref, une belle surprise de la rentrée littéraire et toujours un plaisir de lire Jérôme Loubry !