La mort selon Turner de Tim Willocks

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La mort selon Turner
Auteur : Tim Willocks
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 11 octobre 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 14 novembre 2019
Nombre de pages : 456 pages

Résumé : Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis avant de disparaître. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Cap-Nord, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays gangrené par la corruption, tout le monde en effet s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir de la brigade criminelle. Lorsque celui-ci arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation est terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Ce que j’en ai pensé

Je crois que j’ai lu ce roman dans les meilleurs jours de l’année pour être totalement plongée dans l’ambiance caniculaire de l’Afrique du Sud ! J’ai terminé ma lecture pendant cette semaine de chaleur et pendant les 100 dernières pages j’ai eu encore plus soif et chaud que prévu !

La mort selon Turner est un polar enquête mais ce qui le met bien plus en avant c’est le côté réaliste de la pauvreté du Cap, la différence entre les noirs et les blancs, les riches et les pauvres, les magouilles politiques, les jeux de pouvoirs. Le côté humain et sociétal fait autant parti du décor que cette accablante chaleur qu’on ressent tout au long du récit.

Turner est un flic noir de la capitale. Un matin il arrive sur une scène de crime devant un bar glauque. Une jeune femme a été atrocement écrasée par une grosse bagnole. Un jeune blanc riche venu s’amuser pour le week-end était au volant. Sa mère est richissime et compte protéger la réputation de son poussin. Quoiqu’il en coûte. Mais c’est sans compter sur la justesse et le détermination de Turner, véritable machine de guerre.

Au péril de sa vie, contre vent et marée (du désert), il va lutter et tout donner dans cette enquête. Il sait qu’il y joue sa vie mais il ne compte pas abandonner cette anonyme morte les entrailles à l’air. Les meurtres, l’enquête, les personnages, l’atmosphère, tout fonctionne en symbiose parfaite pour un résultat final détonant !

Et j’ai même appris à fabriquer de l’eau (et des nausées). Âmes sensibles s’abstenir… ou pas. Ça vaut le détour même si ça secoue !