Le Rocker en pantoufles de Nadine Monfils

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le Rocker en pantoufles
Auteur : Nadine Monfils
Éditeur grand format : Fleuve Noir
Date de sortie grand format : 8 mars 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 7 mars 2019
Nombre de pages : 256 pages

Résumé : En Normandie, à Dives-sur-Mer, dans le magnifique petit village d’art de Guillaume le Conquérant, va se dérouler une intrigue très troublante. Elvis Cadillac, ze sosie belge et bedonnant du King, est invité avec sa chienne Priscilla à venir chanter à l’enterrement d’un fan d’Elvis Presley. Or, la veille, il a pris en stop un étrange personnage qui n’est autre que… le mort ! Le mystérieux auto-stoppeur d’Elvis est-il lié à des crimes affreux, inspirés de l’œuvre de Lewis Carroll, Alice à travers le miroir ? Dans cette petite ville, chacun a ses secrets…
Un polar pimenté d’humour noir, sur les pas des peintres et écrivains célèbres qui se sont inspirés de la côte fleurie.
À déguster avec un p’tit Calva, bien sûr !

Ce que j’en ai pensé

Voilà un bon cru de Nadine Monfils, l’auteure belge qui écrit des polars déjantés ! C’est mon cinquième et toujours un succès !

Le Rocker en pantoufles est le sosie belge officiel d’Elvis. Il a été invité à chanter à l’enterrement d’un fan en Normandie. L’occasion de déguster quelques calva en route sur la Côte Fleurie. Mais quand il se rend compte que le mort est l’auto-stoppeur pris sur la route la veille, il commence à se poser des questions. Surtout que deux gamines du bled ont été retrouvées l’une éviscérée et l’autre décapitée. Le King se transforme en détective pour résoudre cette énigme qui le turlupine !

Outre la visite normande bucolique, le roman est truffé de références artistiques de Booba à Gabin, de Patrick Sébastien à Monet. Et bien sur le King, pas Stephen mais Elvis. Sans oublier Lewis Carroll et son Autre côté du miroir. L’humour fou de Nadine Monfils est au rendez-vous et c’est encore un roman irrésistible qu’elle nous offre. Mais attention, les morts s’entassent, le sang gicle et cet opus est bien trash comme j’aime !

Même les notes de l’auteure sont poilantes, décalées mais informatives sur la culture et la linguistique belge et normande !

Bref, un Nadine Monfils aussi bon qu’un calva millésimé avec un soupçon d’hémoglobine ! À déguster sans modération !