La marque du père d’Emelie Schepp

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La marque du père
Auteur : Emelie Schepp
Éditeur grand format : Harper Collins
Date de sortie grand format : 10 juin 2020
Nombre de pages : 432 pages

Résumé : En ce début de soirée, Sam Witell s’absente de sa maison pour une course rapide. À son retour, il a tout perdu : sa femme a été assassinée, son fils, Jonathan, six ans, a disparu. L’œuvre d’un pédophile ? d’un psychopathe ? Sous la houlette de la procureure Jana Berzelius, les policiers Henrik Levin et Mia Bolander enquêtent. Si leurs soupçons portent d’abord sur le père, ce dernier semble avoir un solide alibi. Pourtant, de nombreuses zones d’ombre subsistent dans cette famille en apparence bien lisse… Pourquoi la défunte mère était-elle dépressive ? Jana Berzelius doit démêler cette affaire aux ramifications complexes tandis que son passé de tueuse menace de refaire surface. Il va falloir frapper vite, et fort…

Avec son héroïne aussi brutale qu’insaisissable, Emelie Schepp poursuit brillamment la série à l’origine de son succès.

Ce que j’en ai pensé

Emelie Schepp a deux atouts dans ses romans : elle écrit des thrillers nordiques rythmés et elle a créé le personnage de la procureure Jana Berzelius au passé trouble.

Jana Berzelius est une femme forte, tourmentée, abîmée mais résignée et tenace. Je n’ai pas lu les deux premiers romans de la série avec ce personnage et je peux donc vous dire que, malgré peut-être quelques lacunes, chaque roman peut se lire indépendamment. J’ai lu le précédent, D’une mort lente, que j’avais adoré et c’est avec joie que j’ai retrouvé plume et procureure !

Ici, une seule morte, pas de sang, mais surtout une disparition d’enfants. Ce qui en fait un thriller psychologique, et même un très bon ! Le père Sam Witell a laissé sa famille pour une course rapide. En revenant il a retrouvé le cadavre de sa femme et son fils absent. Entre lui et la police qui mettent tout en œuvre pour retrouver le petit Jonathan, la course contre la montre s’installe et angoisse le lecteur au fil des heures et jours qui passent.

En parallèle, la vie privée de Jana est encore une fois menacée par ses secrets qui ne peuvent pas sortir de leur cachette pour sa survie et pour qu’elle puisse continuer son métier au service de la Justice. Mais elle est prête à des sacrifices immenses pour se protéger.

Bref, encore une fois l’auteure me réconcilie avec le genre nordique qui bouge ! Une femme forte en héroïne et une enquête bien tordue en parallèle. Les bons ingrédients !