Regarder le noir de Collectif

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Regarder le noir
Auteur.e.s : Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet.
Éditeur grand format : Belfond Noir
Date de sortie grand format : 11 juin 2020
Nombre de pages : 288 pages

Résumé : Douze auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute. Éclectique et suprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.

Ce que j’en ai pensé

Après l’excellent recueil de nouvelles noires, Écouter le noir, et son succès retentissant, place à un nouveau sens avec Regarder le noir. Si l’aventure continue avec les autres sens, vu la noirceur des idées des auteur.e.s, je crains le goût ! Yvan Fauth est toujours à sa place de chef d’orchestre et tient son rôle avec brio !

Comme pour le précédent, la première nouvelle est la plus fracassante. C’est celle d’Olivier Norek. Barbara Abel et Karine Giebel, qui ouvraient majestueusement le bal dans le premier, terminent à quatre mains ce recueil avec une nouvelle bien sombre et glauque. Entre ces deux nouvelles, tous les auteur.e.s qui ont participé se sont donné à leur maximum ! On a du futuriste, de la cécité innée, ici ou ailleurs, aujourd’hui ou dans un triste demain. De quoi satisfaire tous les goûts ! Et de quoi découvrir des plumes ou retrouver celles qu’on aime.

Le sens de la vue est disséqué et utilisé dans tous les sens du terme, propre, figuré, imposé, torturé, inné, spirituel… aucune redondance. Douze auteurs, onze nouvelles, onze manières d’aborder ce sens.

Bref, un délicieux recueil 100% noir où on en prend plein les yeux (ok, elle était facile) !