Carmilla de Joseph Sheridan le Fanu

Résumé de l’éditeur

Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ». Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

Ce que j’en ai pensé

Cette très belle édition de Tendances Négatives a pu voir le jour grâce à un financement collaboratif sur le site KissKissBankBank. C’est un format poche agrémenté de deux petits trous de morsures de vampire sur toutes les pages. La tranche est rouge sang ainsi que le bord intérieur des pages de chapitres et quelques mots sous les morsures, comme de petites gouttes de sang. En plus de la beauté du texte, j’avais entre les mains un très bel objet et un nouveau beau livre à ajouter à ma bibliothèque !

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Carmilla a été écrit en 1872, soit 25 ans avant la parution de Dracula de Bram Stoker (que je DOIS lire impérativement). C’est un des premiers romans abordant le thème des vampires et de l’homosexualité féminine. Un roman gothique dans toute sa splendeur. Une jeune fille prude et innocente, un château médiéval et une ambiance sombre chargée d’étranges événements… Laura, blonde et naïve nous relate dans son journal intime sa rencontre avec Carmilla, brune et mystérieuse (le côté obscur de la Force en fait. Oui, j’ai mon mug « Geek for life » c’est bon). La relation entre les deux jeunes femmes est décrite toute en sensualité et subtilité. La passion et l’attirance incontrôlable de Laura envers Carmilla en est d’autant plus forte pour le lecteur. Finesse, sensualité, douceur. En fait, c’est tout l’inverse de 50 nuances de Grey 😀

Je n’ai jamais vu personne plus subjugué par quelqu’un d’autre au premier coup d’œil, si ce n’est, en vérité, l’inconnue elle-même, qui semblait éprise d’une folle passion pour ma chère enfant.

L’histoire de vampire aussi est subtile et sous-entendue. On est toujours dans un roman à l’époque de l’Angleterre victorienne et pas dans Buffy. Le vampire est séducteur et charmeur. Un monstre sanguinaire mais surtout envoutant et sexy !

Cet ouvrage m’a fait penser au Salem de Stephen King pour le côté subtil du vampire qu’on devine au départ avec les symptômes des victimes. C’était le premier roman que j’ai lu en 2016. Carmilla aura été le dernier lu en 2016. Une année sanglante !

Ma note : 4/5