Un bel âge pour mourir de Barbara Abel

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Un bel âge pour mourir
Auteur : Barbara Abel
Éditeur poche : Le Masque
Date de sortie poche : 27 mai 2015
Nombre de pages : 445 pages

Résumé : À soixante et un ans, France reste une femme séduisante et entreprenante, aussi bien dans sa galerie d’art du Marais que dans son second mariage avec Paul. Jusqu’au jour où, obsédée par l’acquisition d’un nouveau tableau, elle assassine froidement son époux et révèle ainsi son vrai visage, celui d’une sorcière cruelle digne d’un conte de fées.
Sa belle-fille Marion, jeune mère célibataire, tombe brutalement sous l’emprise de cette mégère qui s’apprête à lui faire vivre une véritable descente aux enfers, la privant peu à peu de son toi, de son fils et de sa dignité…
Mais la jeune femme est prête à tout, jusqu’à sacrifier son innocence, pour conjurer ce maléfice et écrire elle-même la fin de l’histoire.

Ce que j’en ai pensé

Avec ce roman, Barbara Abel ressuscite les sorcières de contes de fée et nous prouvent qu’elles existent !

Jeanne, la soixantaine vient d’assassiner son mari pour toucher le pactole de l’héritage et acheter une peinture aux enchères. L’œuvre de sa vie, pour laquelle elle est prête à tout. Mais son mari avait une fille, Marion. Elle habite dans une maison de Paul le mari décédé et pose problème pour la succession. Jeanne devient alors la belle-mère acariâtre à l’image de celle de Blanche-Neige et des autres contes que nous connaissons tous.

Un bel âge pour mourir est un parfait conte de fée moderne qui se déroule dans la vraie vie. Jeanne est douce, aimable et avenante en public et la pire des salopes manipulatrice en privée avec sa belle-fille. Une guerre éclate entre elles avec au milieu Ludo 4 ans, le fils de Marion. Coups bas, vengeance, harcèlement, déchéance… Jeanne est tellement capable du pire pour faire couler Marion, devenue sa pire ennemie et l’obstacle dans son projet d’acquisition artistique.

Malgré quelques longueurs dans la première moitié et une seconde qui va un peu loin, j’ai retrouvé le plaisir sadique de l’auteure à nous malmener autant que ses personnages. L’idée de faire vivre au grand jour ces sorcières qui ont effrayées notre enfance est une excellente idée de thriller psychologique domestique ! Au suivant dans sa bibliographie !