Le jour où Kennedy n’est pas mort de R. J. Ellory

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le jour où Kennedy n’est pas mort
Auteur : R. J. Ellory
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 4 juin 2020
Nombre de pages : 432 pages

Résumé : C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean Boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.

Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

Ce que j’en ai pensé

Et si JFK n’avait pas été assassiné le 22 novembre 1963 ? Sans en faire un roman complotiste, R. J. Ellory nous livre une enquête humaine parfaitement intégrée au paysage politique de cette période et imagine la vie avec Kennedy bien vivant et en lice pour un second mandat.

Jean Boyd s’est suicidée. Elle était journaliste et en 1950 elle était fiancée à Mitchell Newman, photographe. La vie les a séparé mais Mitch ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend son décès en 1964, c’est l’incompréhension, la tristesse et beaucoup de questions. Il remonte la piste de ses derniers travaux et se rend compte qu’elle enquêtait sur la famille Kennedy. Entre Washington et Dallas, on va suivre Mitch qui tente de recoller les morceaux au péril de sa vie, sur les traces de Jeaan, son high school sweetheart. Avec des détails historiques réels, le Vietnam, Jackie, Marylin, Dallas… le récit n’en est que plus réaliste et immersif !

Jouer avec cette partie historique des États-unis n’est pas aisée. C’est un sujet vu, revu et rebattu. Mais c’est fabuleusement réussi ! Plus que l’enquête sur le suicide de Jean, c’est vouloir savoir comment le roman allait se terminer qui m’a fait le dévorer en deux jours ! Est-ce que Kennedy était sauvé d’avoir survécu en 1963 ? Est-ce que la piste Lee Oswald allait être utilisée ? Est-ce que Kennedy allait être élu pour quatre autre années ? Mille question et une réponse : un excellent final !

Bref, un polar enquête journalistique en plein 1964 aux USA, une période de l’Histoire qui me fascine et revisitée avec justesse. Un récit prenant et rythmé comme il faut.