Et le mal viendra de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Et le mal viendra
Auteurs : Jérôme Camut et Nathalie Hug
Éditeur grand format : Fleuve Noir
Date de sortie grand format : 4 mars 2019
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 12 mars 2020
Nombre de pages : 640 pages

Résumé : 2016. Morgan Scali n’est pas encore le terroriste le plus recherché d’une planète en danger. Traumatisé par la mort de sa femme, il a tout plaqué pour découvrir l’Afrique, sa beauté frappante, et les ravages qu’y commet l’Occident…
2028. Jusqu’où est prêt à aller le capitaine Julian Stark pour retrouver sa fille, que ses idéaux écologiques ont poussée dans la radicalisation violente ? Du Congo à l’île d’Oléron, le Bien et le Mal se livrent une guerre sans merci. Mais qui est qui et à qui la faute ?

Ce que j’en ai pensé

Et le mal viendra est le deuxième volume de la duologie débutant par Islanova. Mais, comme l’indiquent les auteurs dans leurs notes en fin du roman, les deux peuvent se lire dans n’importe quel ordre.

Celui-ci se passe avant et après Islanova, un bout en République Démocratique du Congo, un bout à Oléron et d’autres bouts ailleurs dans le monde. C’est l’explication du comportement de certains personnages, animés par un besoin de sauvetage planétaire, humanitaire ou filial. Une narration qui oscille entre 2016, dix ans avant la fin d’Islanova, et 2028, trois ans après. Qui est devenu quoi, pourquoi et comment.

À cause du manque d’eau salubre, chaque jour, six mille enfants meurent dans le monde. Mais ils sont noirs, pauvres, ils sont loin et tout le monde, ou presque, s’en fout. Alors le groupuscule écoterroriste 12-10, l’Armée du 12 Octobre, va tuer six mille enfants blancs pour montrer ce que cela fait. Julian Starck, Vertigo, Morgan Scali et tant d’autres, d’un côté ou de l’autre de ce combat et de cette lutte antiterroriste et humaniste reviennent avec leurs fantômes et leurs avenirs post-Islanova (le roman, pas l’État). Julian Starck va se battre pour sauver sa fille radicalisée. Morgane Scali sort la carte « violence » pour ouvrir les yeux des occidentaux sur le cataclysme humanitaire.

Encore un thriller écologique au message fort. Surtout en ce moment entre George Floyd et la résurgence d’utilisation de plastique à usage unique pour éviter l’infection au Covid, la planète et les Hommes sont en bien fâcheuse posture. Sauvons-nous, aimons-nous, oublions les différences et pensons à l’avenir de vos enfants (moi les chats ne seront plus là quand la planète sera asséchée et plastifiée).

Bref, encore un coup au cœur d’actualité des Camhug. Une enquête et un démantèlement bien ficelé et parfaitement inséré à cette problématique terrestre. Un must read !