Tokyo vice de Jake Adelstein

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Tokyo vice
Auteur : Jake Adelstein
Éditeur grand format : Éditions Marchialy
Date de sortie grand format : 4 février 2016
Éditeur poche : Points
Date de sortie poche : 5 octobre 2017
Nombre de pages : 512 pages

Résumé : « Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. » Derrière la fumée de sa cigarette, Jake n’est pas vraiment en position de négocier. Premier journaliste occidental à travailler pour le quotidien japonais Yomiuri Shinbun, il court après les bons sujets. Et là, il en tient un. Un sérieux, un fumeux, un dangereux : le yakusa le plus célèbre du Japon s’est fait opérer secrètement aux États-Unis. L’article vaut son pesant d’or. La mafia japonaise le sait. Et elle ne fera pas de cadeau à Jake

Jake Adelstein est journaliste. Tokyo Vice est son histoire.

Ce que j’en ai pensé

Mi-polar, mi-autobiographie, Tokyo Vice est le récit de Jake Adelstein par Jake Adelstein. Le premier chapitre place le décor avec une menace d’un yakuza au journaliste : « Vous supprimez cet article ou on vous supprime, vous, votre famille, vos amis ».

La suite reprend le début du métier de journaliste au Japon de l’auteur. Son combat pour se faire embaucher dans un journal national, ses expériences personnelles, ses premiers articles, ses confrontations aux codes japonais. Un récit qui n’épargne rien sur cette société stricte mais attractive pour nous, européens.

Petit à petit, le journaliste va plonger dans les bas-fonds de la vie tokyoïte et travailler sur des sujets meurtres, crimes sexuels, bras à hôtesses, maisons closes, traite d’humains et mafia japonaise. Toutes sont des histoires vraies et l’auteur et sa famille ont dû bénéficier de la protection du FBI parce qu’il avait un peu trop creusé côté yakuzas.

Bref, un récit sur le vrai Japon, sans fioriture, brut de décoffrage. Très éclairant sur les étrangers qui vivent là-bas, la place de la femme, la puissance de la mafia, le rôle de la police et son rapport avec les journalistes. Assurément, je vais lire la suite, Le dernier des Yakuzas !