Le Cheptel de Céline Denjean

Ma note : Coup de coeur

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le Cheptel
Auteur : Céline Denjean
Éditeur grand format : Marabout
Date de sortie grand format : 17 janvier 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 9 janvier 2020
Nombre de pages : 944 pages

Résumé : Un vieux notaire résolu à percer le secret de sa naissance.
Un ado piégé en montagne, un jour de rando.
Une jeune femme soumise aux ordres d’une mystérieuse Grande Prêtresse.
Entre ces trois êtres si dissemblables en tout, il n’est qu’un seul point commun. Le Cheptel.
Intégrée à la cellule TEH d’Interpol – pour Trafic d’Êtres Humains –, l’équipe du capitaine Eloïse Bousquet remonte une piste rouge de sang. Celle d’un monde clandestin où l’homme n’est que bétail – une marchandise, un jouet –  à la merci des vices des puissants…

Ce que j’en ai pensé

Cela fait longtemps qu’un roman qu’un roman m’avait fait un tel effet ! Un coup aux tripes et un souvenir durable et cuisant, un récit qui va me hanter longtemps et c’est la recette du coup de cœur !

Le Cheptel est le deuxième roman m’étant en scène la gendarme Éloïse Bouquet. Il parle très légèrement le premier, La fille de Kali, que je n’ai pas lu mais que je lirai assurément. Mais que je pense lire. En un roman, je suis devenue fan de la plume de Céline Denjean !

Avec le résumé, qui parle de traite d’humains, il a fallu que je demande à Larousse si le mot « cheptel » était bien réservé aux groupes d’animaux ou si ça pouvait inclure les êtres humains. Le titre et résumé m’ont mis le doute ! Et bien non. C’est juste pour les troupeaux d’animaux et donc le titre cale le décor d’emblée !

Traite d’humains donc mais pas que et sous un angle nouveau ! Car c’est du vu et revu dans les romans mais là on est fixé sur la partie élevage. En parallèle on suit quelques histoires de personnes qui n’ont au début rien à voir avec le business. Mais tout se recoupe évidemment. C’est assez frustrant de ne pouvoir parler d’aucun des personnages mais vous devez les rencontrer vous-même ! On suit aussi activement l’enquête. La police et les gendarmes s’unissent pour démanteler ce trafic de grande ampleur et créent même la cellule TEH pour « Trafic d’être humains », dans laquelle on est immergé.

C’est un roman effrayant, dérangeant, révoltant, immonde. Mais jamais aucun trait de violence n’est de trop, il y en a d’ailleurs peu. Jamais on ne va dans le pathos. Le rythme est soutenu et bien maintenu tout le long du récit. N’ayez pas peur des 944 pages du roman. Les 150 dernières ont été lues en apnée et aucune n’est superflue !

Bref, gros coup de cœur, des personnages qui vont me suivre longtemps, des sensations fortes pendant, après la lecture et même la nuit ! Je recommande chaudement !