Le Chuchoteur de Donato Carrisi

Résumé de l’éditeur

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Ce que j’en ai pensé

J’ai fait durer le plaisir avec ce roman que j’ai adoré. J’aurai pu le terminer plus vite. J’étais tenaillée entre l’envie de savoir et savourer la lecture le plus longtemps possible ! J’ai été complètement scotchée par ce roman qui présente quelques infimes ressemblances avec la trilogie Hannibal de Thomas Harris (sur la psychologie de « l’héroïne », la manière dont l’enquête est faite, le côté noir de la personne recherchée…), ce qui explique la photo qui accompagne cette chronique 🙂

Donato Carrisi est spécialisé en criminologie et sciences du comportement. Il s’est aussi beaucoup intéressé aux tueurs en série, sujet de sa thèse. Son roman est extrêmement bien documenté, du côté des enquêteurs mais aussi du côté obscur de la Force. C’est diabolique, c’est sombre, c’est angoissant, c’est précis mais ce n’est pour autant ni gore ni trash (enfin… psychologiquement seulement). On est manipulé par l’auteur et obligé de suivre le fil sans aucune maîtrise. Dans ses remerciements, il consacre la dernière ligne aux lecteurs à qui il espère avoir procuré des émotions. Donato, me concernant, votre souhait a été exaucé !

On ne sait pas exactement où se déroule cette histoire. On ne sait pas si on est en Italie ou ailleurs. Du coup, ce Mal décrit peut être n’importe où, même tout près du lecteur, où qu’il soit. Cela empêche d’avancer dans la lecture en se disant qu’on est à l’abri, loin du Méchant Loup, en sécurité. Les histoires de meurtres sur des enfants ne laissent pas indifférents. On ne veut jamais y penser, on ne veut pas savoir. Mais là, on sait. On vit l’enquête, les pistes, les doutes, les peurs des enquêteurs, des parents et des petites filles. Qui pourraient être nous, notre famille ou nos voisins.

Ce premier roman de Donato Carrisi est machiavélique et le scénario est maîtrisé avec talent jusqu’à la dernière ligne ! La fin est ouverte, sûrement pour préparer à la suite, l’Écorchée que je me suis procurée (chez mon libraire bien sûr) au début de ma lecture et malgré ma PAL gigantesque et que je vais lire très bientôt je pense ! Amateurs de thrillers et de polars, foncez !

 

Pour finir et pour leur faire un peu de pub parce que leurs analyses sont fines et méritent d’être lues, allez visiter les blog de Flo and Books qui a eu la chance de rencontrer l’auteur à une Masterclass en septembre 2016 et d’Un bouquin dans la tasse qui fait vivre mon banquier et mon libraire avec ces excellents avis et nos goûts partagés pour les thrillers.

Ma note : 5/5