L’affaire Clara Miller d’Olivier Bal

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : L’affaire Clara Miller
Auteur : Olivier Bal
Éditeur grand format : XO Éditions
Date de sortie grand format : 12 mars 2020
Nombre de pages : 496 pages

Résumé : Son cadavre est remonté, comme celui d’autres femmes, à la surface de l’eau. Six au total… Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte  un nom : le lac aux suicidées.

Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l’affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.

Un homme l’intrigue : Mike Stilth, l’immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.

L’artiste y vit entouré d’une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l’empire Stilth est attaqué.

Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Ce que j’en ai pensé

Exit le fantastique et place aux côtés obscurs du showbiz ! Mais on est loin du strass et les paillettes ! Plutôt un côté rockeur cocaïnomane, alcoolique et collectionneur de femmes, comme le héros de Californication !

Mike est LA star interplanétaire. À la Michael Jackson, il vit dans un domaine fermé de la vie normale avec ses deux enfants qui n’ont jamais vu l’extérieur. Immense domaine clos avec parc d’attraction et tout pour y vivre en autarcie. Mike s’y ressource entre deux tournées et fête son retour avec foison de drogue, d’alcool et de sexe. Joan, son attachée de presse le suit de près depuis le début de sa carrière. Elle l’a construit et gère l’intendance. C’est un personnage que j’ai adoré détester !

En parallèle, on suit Paul Green, journaliste loser, qui n’arrive pas à décoller de la presse people. Clara Miller, celle qui aurait dû être la femme de sa vie, a été retrouvée dans le lac des Suicidées, suicide par noyade d’après le rapport d’autopsie. Paul n’y croit pas et mène l’enquête. Clara n’est d’ailleurs pas la seule suicidée du lac et l’affaire est louche !

Plusieurs autres personnages, qui font tout le roman, tournent autour de ces héros modernes. Je les ai trouvés parfois un peu caricaturaux et le récit un peu téléphoné. Malgré cela, le ressenti final est plutôt bon même si Les Limbes reste au top pour moi dans les oeuvres d’Olivier Bal.

Petit plus : moult références de rock des années 70 parsèment le récit et j’ai beaucoup aimé ces instants musicaux !

Bref, un roman aux personnages forts, des liens amicaux, familiaux et professionnels tourmentés. Des morts, des pistes creusées, des révélations. Mais un peu trop prévisible.