La cave aux poupées de Magali Collet

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La cave aux poupées
Auteur : Magali Collet
Éditeur poche : Taurnada
Date de sortie poche : 19 mars 2020
Nombre de pages : 224 pages

Résumé : Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Ce que j’en ai pensé

Rien que le résumé me donnait envie ! Il était annonciateur d’un bon huis-clos oppressant, d’une histoire familiale sordide et de séquestrations. (Dans la vraie vie je suis normale hein)

Le résumé a tenu ses promesses ! Le récit est raconté par Manon, jeune fille sans éducation qui aide son père à garder des filles à la cave. La mère de Manon est morte et Le Père aime les jeunes. Manon s’est fait monter (je cite) par Le Père jusqu’à ce que l’idée d’avoir des adolescentes à la cave pour satisfaire ses pulsions arrive et soulage Manon qui ne reçoit plus que les corrections méritées (de l’avis du Père). Manon sait que sa vie isolée avec son père n’est pas normale. Elle le voit à la télé. Mais elle ne connaît que ça et se résigne.

Le premier chapitre cale l’ambiance. On sent l’innocence de Manon et sa naïveté. J’ai cru que ça adoucirait le récit mais c’est en fait bien pire narré ainsi ! Inceste, viol, pédophilie, violences physiques et morales… on a tout, expliqué avec la candeur de Manon qui rend le tout encore plus effroyable, si c’était possible.

Bref, un premier roman du tonnerre, sur des sujets extrêmement durs mais sans jamais rentrer dans le pathos ou la surenchère. C’est noir, glauque, révoltant et écœurant ! J’ai adoré !