La machine à brouillard de Tito Desforges

Ma note : 3/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La machine à brouillard
Auteur : Tito Desforges
Éditeur poche : Taurnada
Date de sortie poche : 13 février 2020
Nombre de pages : 224 pages

Résumé : Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau.
Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée.
Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

Ce que j’en ai pensé

Mac Murffy est un soldat fou. Une machine de guerre. Un jour sa fille se fait enlever dans un bled paumé en Australie. Il dézingue tout le monde pour la sauver. Mac Murffy est un soldat fou et violent. Mais il est aussi et surtout malade. Sa « machine à brouillard » comme il l’appelle, entoure son cerveau d’une brume qui absorbe ses souvenirs. Un début de dégénérescence.

Mac Murffy est un patient enfermé dans un centre secret défense. Centre de détention gouvernemental ? Centre de soins de l’armée ? Centre de recherche psychiatrique ? Mystère ! Mais le médecin qui le suit lui demande d’écrire son histoire. Et c’est celle que nous lisons, entrecoupée de séances médecins/patient.

C’est donc fouillis et brouillon. Nous sommes dans la tête d’un homme fou, rongé par la douleur de l’enlèvement de sa fille et rempli d’amour pour elle, prêt à tout pour la retrouver. Son récit est hâché et oscille sans prévenir entre passé et présent. Les mots se mélangent dans sa tête et sur le papier. C’est aussi confus que dans sa tête et si le but est de nous dérouter, c’est réussi ! Malheureusement j’ai trop rapidement deviné la fin d’un genre qui ne me plaît guère.

Cette lecture floue m’a dérangée même si c’est pour entrer comme il le faut dans la tête malade de Mac Murffy. La fin a été une déception car sans surprise pour ce que j’avais deviné.