Mr Mercedes de Stephen King

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Mr Mercedes
Auteur : Stephen King
Éditeur grand format : Albin Michel
Date de sortie grand format : 2 février 2015
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 28 septembre 2016
Nombre de pages : 672 pages

Résumé : Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant un salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, laissant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent.
Délaissant le fantastique pour le polar dans lequel il se glisse avec une jubilation contagieuse, Stephen King démontre une fois de plus son talent de conteur, et son inspecteur Bill Hodges rejoint les figures emblématiques du roman noir américain.

Ce que j’en ai pensé

J’avais acheté Mr Mercedes à sa sortie poche et depuis il dormait dans ma PAL. La couverture et le résumé m’avaient bien attirés ! Un King sans fantastique, c’est ce que je préfère !

L’occasion d’une lecture commune me l’a fait sortir et tant mieux ! Au bout de quelques pages à peine, les deux autres étaient commandés à la librairie (tout seul ouais) ! Mr Mercedes est le premier tome de la trilogie Bill Hodges. Bill Hodges est un flic récemment retraité qui s’emmerde sec devant sa télé. Sa dernière enquête n’a pas été résolue et il lui laisse un arrière-goût d’inachevé. Alors quand un jour il reçoit une lettre du tueur à la Mercedes, le bad guy de sa dernière enquête, il reprend goût à la vie ! Enfin un sens et enfin un espoir de clôture ! Le conducteur qui a foncé dans la foule attendant l’ouverture d’un forum de l’emploi, faisant huit morts et beaucoup de blessés, titille les instincts du vieux flic.

J’ai aimé Bill Hodges dès le premier chapitre qui le présente. Stephen King est doué pour la construction de personnages et la génération d’empathie pour eux (même pour les méchants). Et avec ce vieux flic grassouillet de 62 ans, ça a marché tout de suite ! Toujours dans les personnages, le tueur à la Mercedes n’est pas en reste. Bien malsain, bien tordu. Les autres personnages aussi mais je vous laisse faire connaissance !

Je me demandais si une enquête menée par un flic retraité n’allait pas trainer en longueur. Eh bien pas du tout ! C’est rythmé à la sauce King. Avec des chapitres plus ou moins courts, des descriptions pour caler l’atmosphère et les personnages, des cliffhangers bien placés et des prévisions genre « il ne savait pas qu’il ne reviendrait plus jamais chez lui ».

663 pages dévorées en moins de trois jours. Une fin d’une centaine de pages haletante au possible ! J’en ai oublié de boire, manger… les deux suivants ne vont pas rester longtemps dans ma PAL avec un début fracassant comme ça ! Bill me manque déjà !