Scènes de crime au Louvre de Christos Markogiannakis

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Scènes de crime au Louvre
Auteur : Christos Markogiannakis
Éditeur grand format : Le Passage
Date de sortie grand format : 20 avril 2017
Nombre de pages : 208 pages

Résumé : Bienvenue au Louvre, un univers où, sur toile, dans le marbre ou l’argile, le meurtre est présent dans chaque recoin du musée…
En appliquant les principes de la criminologie et de l’histoire de l’art pour une analyse « criminartistique », Scènes de crime au Louvre se propose d’étudier et d’interpréter un choix d’une trentaine d’œuvres d’art. Toutes sont d’époques et de styles très différents, mais toutes, des amphores de la Grèce ancienne aux peintures françaises du XIXe siècle, des toiles de Rubens à celles de Delacroix, David ou Ingres, ont une chose en commun : représenter des meurtres, qu’ils soient mythologiques ou historiques, leurs protagonistes, leurs histoires.
Chaque œuvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s’inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales.
De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur alibi ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.

Ce que j’en ai pensé

Dans cet essai de « criminart » comme l’appel l’auteur dans l’introduction, on retrouve, comme dans Scènes de crime à Orsay, des analystes d’un point de vue criminalistique de certaines oeuvres exposées au Musée du Louvre.

Chaque chapitre est illustré par une œuvre majeure. Cette œuvre est localisée dans le musée, dans la page titre du chapitre, si vous lisez cet ouvrage dans le Louvre même (ce que je regrette de ne pas avoir fait).

Comme dans le second ouvrage, à Orsay, on y retrouve beaucoup de mythologie, de Dieux, de religion. Ce sont les débuts des crimes tout en étant les débuts de l’humanité. Le fratricide d’Abel par son frère Caïn. Mais vous y retrouverez la plupart des termes en -cide. Génocide, giganticide, régicide, parricide… mais aussi un petit cours sur les massacres, la peine de mort… C’est aussi un bon moyen de réviser l’Histoire de grands massacres de la Rome antique et d’ailleurs, un peu de mythologie et de religion. Toujours sous un angle factuel et en ayant pour base une oeuvre du Louvre.

Côté oeuvres d’art, il n’y a pas que les tableaux qui sont inspectés à la loupe mais aussi des amphores, des assiettes, des petits meubles avec cadres peints…

Bref, pour des fans d’art et de crimes, c’est l’ouvrage parfait, à associer à son frère à Orsay !