L’homme qui aimait trop les livres d’Allison Hoover Bartlett

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : L’homme qui aimait trop les livres
Auteur : Allison Hoover Bartlett
Éditeur grand format : Éditions Marchialy
Date de sortie grand format : 4 octobre 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 2 janvier 2020
Nombre de pages : 264 pages

Résumé : Un voleur de livres rares, un libraire obstiné, l’histoire d’une traque haletante entre deux amoureux du livre.

Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ?
L’Américain John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. C’était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire irascible, qui s’improvise détective et mène l’enquête.
À travers le récit de cette traque, l’auteur nous plonge dans l’univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables par amour des livres ?

Ce que j’en ai pensé

Restons dans l’art avec L’homme qui aimait trop les livres, après L’art du meurtre de Chrystel Duchamp, mais cette fois axé littérature et filature !

Allison Hoover Bartlett est journaliste et ce récit est une non-fiction. Elle nous livre la trépidante histoire vraie de John Gilkey, voleur de livres, et de Ken Sanders, libraire autoproclamé détective ou « biblioflic » ! Allison a rencontré et interviewé ces deux personnes ainsi que de nombreux libraires et collectionneurs pour nous livrer cette enquête hors du commun !

Cet ouvrage est LA révélation Pocket de cette rentrée de janvier et je valide à fond ! On y trouve un travail de fourmi de la part de la journaliste (le récit est plein de notes envoyant vers des interviews ou ouvrages sur le sujet), une enquête de libraires mécontents de se faire voler par un brillant collectionneur véreux et ce collectionneur fou. John Gilkey dit : « La collectionnite, c’est comme une fringale qu’aucun livre ne saurait rassasier ».

Nous, lecteurs ne sommes pas en reste dans tout ça : la question de l’objet livre, sa place dans nos vies, notre besoin de s’en entourer. Les lisez-vous tous ? En achetez-vous avec frénésie ? Gilkey lui a besoin de s’en procurer. Plein. Tout le temps. Mais uniquement des livres rares et chers qu’il ne peut s’offrir de manière légale. L’obsession du collectionneur est aussi analysée au cours de cette analyse, notre rapport aux choses et à la possession. Livres, timbres, nous sommes nombreux à avoir accumulé des objets pour le simple fait de les avoir. Pas vous ?

Une analyse passionnante de notre relation au livre, à la lecture, à la collection et à la quête de vérité, sous fond d’enquête réelle contée par cette journaliste qui nous emmène dans les plus belles bibliothèques, les plus prestigieuses librairies et ventes aux enchères ! La collectionnite est-elle contagieuse ?