La Catabase de Jack Jakoli

Ma note : Coup de coeur

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : La Catabase
Auteur : Jack Jakoli
Éditeur grand format : IFS Editions
Date de sortie grand format : 16 décembre 2019
Nombre de pages : 306 pages

Résumé : Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur. Nue et enchaînée à une table métallique. Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra. Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. » Belgique, été 2006. Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé. Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête. Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir. Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

Ce que j’en ai pensé

Je partais confiante car bien conseillée sur ce roman. Un premier roman de flic, je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds et après une après-midi à lire Retour vers le futur, Toute l’histoire d’une saga culte, la scène d’ouverture a été un choc ! Je ne suis pas chochotte (j’ai lu, en frémissant Le Manufacturier de Mattias Koping) mais là, j’ai dû faire une pause !

Une femme nue est attachée sur une table métallique. Un homme portant un tablier et un masque de porc la regarde. Il se tourne vers la caméra et indique aux téléspectateurs que ce pour quoi ils ont payés va commencer. Et nous, lecteurs, ne sommes pas en reste. Et bête comme je suis j’ai cherché sur internet à quoi ressemblait une scie à élagage… et ça sert pas pour la haie… Le pire ? C’est que ça ne vient pas de l’esprit tordu d’un auteur tordu ! Non non, c’est précisé dans l’avertissement (que j’ai pris à la légère, erreur !) : le récit est inspiré de plusieurs enquêtes réelles. Et là ça devient aussi glaçant qu’un livre de Stéphane Bourgoin !

Vous l’aurez compris, c’est violent mais pas gratuit. La scène d’ouverture est la pire, si vous la passez, vous êtes bon pour le reste du roman !

Et parlons en du reste, sans trop en dire. J’ai été surprise par un des deux twists au cours du récit ! J’avais senti le premier mais sans assurance non plus. Le roman est court (300 pages), rythmé comme il faut et punchy ! On y suit Matt, nouveau flic dans une petite ville belge qui arrive dans un petit commissariat où les meurtres ne sont pas monnaie courante. Quand Karen est découverte dans la rivière, mutilée sur l’ensemble du corps, dedans comme dehors (enfin, la scène d’ouverture quoi), c’est le choc pour tout le monde ! Mais Matt ne va pas se laisser faire si facilement !

J’ai carrément adoré et dévoré le bouquin quasiment d’une traite et c’est sûr et certain, je vais suivre l’auteur de près ! (Pas en mode stalker hein, juste l’actualité littéraire. Il est policier quand même !) Âmes sensibles s’abstenir ! Les autres, foncez en librairie !!