Matière noire d’Ivan Zinberg

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Matière noire
Auteur : Ivan Zinberg
Éditeur grand format : Cosmopolis
Date de sortie grand format : 7 novembre 2019
Nombre de pages : 465 pages

Résumé : Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n’est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les limites et prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs fins.

D’un bout à l’autre du pays, les pistes se croisent tandis que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés, lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la terreur panique.

Ce que j’en ai pensé

Ivan Zinberg, capitaine de police, arrive chez Cosmopolis avec son quatrième roman, Matière noire. Après trois one-shot qui se déroulent aux États-unis, Ivan place son action en France, à Saint-Étienne et sa région.

Anissa Ouari vient voir Karim Bekkouche, « Bek », le chef de la BAC de Sainté, pour lui parler de la disparition inquiétante de sa fille qui vient juste d’avoir 18 ans. Grande fugueuse, elle revient toujours au bout de quelques jours ou donne des nouvelles. Bek, par amitié et parce qu’il trouve le cas louche promet d’enquêter en sous-marin de son côté. Surtout que la PJ n’en fait pas grand cas vu le passif de la jeune fille et son habitude à tailler la toute !

En parallèle, Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux se met à enquêter sur la disparition de Marion Testud. Dans la même région, vers Aix-les-Bains cette fois. Bien sûr les deux enquêtes vont se rejoindre. Mais quand, pourquoi et comment, c’est à vous de le découvrir !

Le plus fort dans ce récit, pour moi, a été le réalisme puissant du côté de Bek et son activité à la BAC entre deux recherches pour trouver la piste d’Inès, la fille d’Anissa. Entre les poursuites à pieds ou en voiture pour choper un délinquant, les pistes, les interrogatoires, les relations interservices… tout y va à 100 à l’heure et on se croit caché dans un vrai commissariat avec les forces de l’ordre. Le côté journaliste n’est pas en reste non plus ! Les magouilles pour obtenir un brin d’info, les voyages, les nuits d’hôtel, les photos de scènes de crime avec la légende qui va bien pour rendre le truc le plus glauque possible… Bek et Jacques ont été deux personnages que j’ai adoré rencontrer dans cette double enquête qui dépote bien !