Les cicatrices de Claire Favan

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les cicatrices
Auteur : Claire Favan
Éditeur grand format : Harper Collins Noir
Date de sortie grand format : 4 mars 2020
Nombre de pages : 368 pages

Résumé : Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.

Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

Ce que j’en ai pensé

Après Inexorable, un roman semi autobiographique qui changeait de style radicalement par rapport aux romans précédents de Claire Favan, l’auteure nous livre avec Les cicatrices un retour aux sources magistralement sombre et glauque !

On retourne aux États-unis et on retrouve les serial killers. Un roman fort qui rappelle au lectorat que le précédent, nécessaire, poignant, dur, a été un besoin personnel et une catharsis mais qu’on revient aux origines du succès de Claire Favan en grandes pompes ! Dans la veine du Tueur intime, avec perversité et sadisme. On adore !

Owen, le personnage principal du roman est un homme brisé par un passé oublié. Il a refait sa vie et essaye de ne pas succomber, patiemment, aux rappels et appels de détresse et de menace de son ex-femme. Coincé dans cette maison qui lui appartient à elle et travaillant pour son ex-beau-père, Owen fait ce qu’il peut pour reprendre sa vie en main. Jusqu’au jour où son ADN est retrouvé sur une scène de crime d’un tueur en série qui sévit depuis plus de 25 ans.

Séquestration, viols, vengeance… les thèmes chers aux tueurs en série et à l’auteure n’épargnent pas le lecteur mais sans jamais sombrer dans un voyeurisme sans fondement. Chaque scène a sa place et son rôle. Oui c’est violent mais pas pour rien, comme toujours dans les romans de Claire Favan. On se fait balader à droite et à gauche, les personnages sont peaufinés et travaillés avec une précision telle qu’ils en deviennent presque réels. On les suit tous, principaux comme secondaires avec douleur ou tendresse. Et fatalement, on souffre avec eux à la fin ! Du grand Favan !