Le Loup d’hiroshima de Yûko Yuzuki

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le Loup d’hiroshima
Auteur : Yûko Yuzuki
Éditeur grand format : Atelier Akatombo
Date de sortie grand format : 7 juin 2018
Nombre de pages : 320 pages

Résumé : Juin 1988. Préfecture d’Hiroshima.
Le commandant Ôgami a la réputation d’être l’un des meilleurs enquêteurs du Japon. Mais selon la rumeur, il serait trop proche des yakuzas. Sa hiérarchie le trouve ingérable, pourtant elle ne peut se passer de lui. Surtout au moment où une nouvelle guerre des gangs menace, après la disparition du comptable d’une officine de prêt dirigée par la pègre.
Sur la côte nord de la Mer intérieure, l’été est un étouffoir et la tension monte vite entre bandits d’honneur et truands vicieux. C’est dans ce contexte périlleux que le jeune lieutenant Hioka est propulsé adjoint du commandant.
Il découvre rapidement que l’image de loup solitaire d’Ôgami est justifiée. Ses méthodes sont très personnelles voire brutales et il ne lâche jamais sa proie. Le commandant va d’emblée créer une relation de maître à disciple avec sa nouvelle recrue et l’entraîner dans une course contre la montre. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Hioka, candide au pays des coups tordus et témoin de tous les instants, n’aura d’autre choix que de s’engager dans un rude voyage initiatique dont personne ne sortira indemne.

Ce que j’en ai pensé

Sur un conseil de l’éditrice thriller de Pocket, fan de Japon, j’ai craqué sur cette belle édition française du Loup d’Hiroshima de Yûko Yuzuki. L’auteure est connu dans son pays d’origine, elle a écrit de nombreux romans et reçus plusieurs prix. Celui-ci est le premier traduit en français. Il a été adapté au cinéma au Japon et à été primé.

Avec Le Loup d’Hiroshima, c’est une plongée radicale dans le milieu mafia des Yakuzas et des flics qui luttent contre le crime organisé. Le commandant Ôgami se retrouve avec un jeune bleu, fraîchement lieutenant qui le suit et l’assiste dans son job contre les Yakuzas. Très vite il se rend compte que les manières de faire de son chef pour avoir des infos auprès de la mafia japonaises ne sont pas très catholiques mais il a un tel respect pour son supérieur, quasi image paternelle, qui passe l’éponge et ferme les yeux quand il faut.

Abordable par les novices de la culture japonaise et des Yakuzas, tout est parfaitement expliqué et limpide dans la construction des réseaux mafieux et de leurs relations avec la police sans pour autant être lassant. La plume de l’auteure est fluide et passionnée et on le ressent à la lecture. Ce qui prime dans ce roman c’est la tendre relation entre ce vieux loup solitaire et ce jeune plein de soif d’apprentissage. Un lien fort jusqu’à la toute dernière phrase du roman !

Par contre ça m’a sacrément donné envie de boire un bon saké dans un resto typique japonais !