La fille du train de Paul Hawkins

Résumé de l’éditeur

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d’en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d’un visage familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu…

Ce que j’en ai pensé

J’ai lu ce roman dont tout le web a parlé à sa sortie en grand format chez Sonatine Editions. Le film sort le 26 octobre et je compte bien aller le voir !

C’était une lecture commune avec Ma toute petite culture et Flo and books.

En un mot, j’ai adoré ! J’ai trouvé que c’était un excellent page turner ! N’attendez pas un thriller sanglant, il s’agit là d’un polar psychologique qui vous retournera le cerveau. Tromperies, rebondissements, addictions, tout y est !

On suit le quotidien des trois femmes phares de ce roman à travers ce qu’on imagine être leur journal intime respectif. Tout commence avec Rachel, qui est détestable 🙂 et qui prend le train tous les matins et tous les soirs pour se rendre à Londres et retourner dans sa banlieue. Le rythme du journal est calé sur les horaires de train. On a quasiment chaque jour un récit écrit le matin et un le soir. Le rythme est conservé avec Anna et Megan, les deux autres héroïnes.

J’ai aimé que ces héroïnes soient humaines et pleine de défauts. Alors, c’est vrai, je n’ai pas eu un seul soupçon d’empathie, et ça peut manquer à certains. Elles sont presque détestables avec leurs pleurnicheries, leurs erreurs, leurs tromperies et leurs addictions, surtout Rachel qui est alcoolique et dont la chose la plus proche dans sa vie (pourrie) est sa bouteille de vin. Rachel est la caricature de l’Anglaise qui se bourre la gueule à coup de plusieurs bouteilles de vin et qui, malgré des blacks out sur le moment, a à peine mal au crâne le lendemain au réveil. J’ai passé 6 mois à Londres il y a quelques années et je vivais en collocation avec un Anglais et une Anglaise. Elle m’a fait le coup une fois, j’ai dû la ramasser dans l’entrée et le lendemain elle avait juste un peu soif. Elle m’a raconté ensuite qu’elle avait passé la soirée à boire des minis-cocktails. Bonjour le mélange !

Bref, je ne suis pas là pour raconter ma vie, quoique passionnante, je n’en doute pas un instant 😉

L’intrigue monte petit à petit. La tension se fait sentir et on rêve de connaître la fin de ce roman tout aussi addictif que les bouteilles de Rachel ! En parlant de la fin, je l’ai trouvée plutôt réussi même si j’avais un très gros doute sur l’identité du méchant 😉

En bref, je vous le conseille ! Et si vous allez la flemme de le lire, foncez dans votre salle de cinéma le 26 octobre !

Ma note : 4,5/5