Addictions de Jac Barron

Résumé de l’éditeur

Paris. Les cadavres s’amoncellent dans une mise en scène macabre. Pour les enquêteurs Dylan Loiseau et Salim Alaoui, spécialistes des cold case – les affaires classées – cela ne fait aucun doute : un serial killer a décidé de déchaîner les enfers, de semer la terreur, en punissant ses victimes perverties par toutes sortes d’addictions. De scènes de morts en scènes de crimes en série, Loiseau et Alaoui s’accrochent à un seul maigre indice : à côté de chacune des victimes, la présence de frelons.

Ce que j’en ai pensé

Alors, je vais faire simple : j’ai détesté, jusqu’à arrêter ma lecture. Ce qui est la première fois cette année sur 60 livres lus (dont quelques daubes). Je termine toujours mes lectures. Sauf là. 400 pages sur 686 m’ont assez fait perdre mon temps., même si j’avais fini la lecture en diagonale. Je m’explique 😉

Les phrases sont courtes. Les chapitres aussi. Le style devrait être percutant et incisif, à la Karine Giebel, mais j’ai pas été percutée par quoique ce soit émanant du roman. A part la lassitude. L’éditeur compare cette oeuvre à Seven… Seriously ? On est loiiiiiiiin du talent de David Fincher !

Les personnages sont plats et prévisibles. Les scènes de meurtres, gores, sont bien trop vite décrites. On perd la puissance de l’horreur en passant trop vite à autre chose. Une scène de crime dégueulasse, ça doit remuer les tripes. On doit être dégoûté, on veut que le mec se fasse choper, qu’il pourrisse en prison (quand on s’appelle pas Trump). Là, c’est du vent. On n’a pas le temps de capter le truc immonde qu’on a déjà changé de chapitre et on se tape un cours de bio sur les frelons.

Le tueur prend sexuellement du plaisir dans la torture. Ca aurait dû me révulser, comme les descriptions des scènes de crimes. Et je vous rassure, lecteurs, je suis normale et généralement, ça marche sur moi. Maxime Chattam et Franck Thilliez sont des bons exemples de thrillers bien crades qui me tordent le bide et me révoltent. Ici, les victimes sont trouvées dépourvues d’expression de douleur. Juste avant la découverte du coprs, on a eu droit à la scène qui se résume à du porno trash, qui finit mal, d’accord. Ca n’aide pas à avoir de l’empathie.

On a donc un scénario téléphoné, des gens torturés mais qui on aimé ça et le bourreau aussi. Ok, des gens meurent alors qu’ils ne voulaient pas. Mais c’est tellement mis en second plan qu’en fait, on s’en fout. En plus, le rythme des chapitres nous fait passer du coq à l’âne toutes les trois pages. C’est brabant. J’ai lu la fin pour savoir qui était le tueur et… pas de surprise.

Conclusion, j’ai perdu quelques heures alors qu’il y a tellement de bons livres à lire… Next.

Ma note : 0/5